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    <title><![CDATA[NC]]></title>
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    <title><![CDATA[réforme de nos institutions ( 4 sur 4 )]]></title>
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				 <content:encoded><![CDATA[&nbsp;
<p align="justify"><font color="#000000"><font style="FONT-SIZE: 15pt" size="4"><u><strong><span style="BACKGROUND: #00ffff">Quatri&egrave;me est derni&egrave;re parties : de r&eacute;forme de nos institutions .....</span></strong></u></font></font></p>
<p align="center"><br /><br /></p>
<p align="center"><a name="nouvelle menace"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">M. Chirac &agrave; nouveau menac&eacute; par une enqu&ecirc;te sur la Ville de Paris </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les entrevues ont &eacute;t&eacute; furtives, leur teneur reste confidentielle. Au cours du mois de septembre, Laurent Le Mesle, conseiller technique du chef de l'Etat pour les questions de justice, a successivement re&ccedil;u, &agrave; l'Elys&eacute;e, trois anciens collaborateurs de Jacques Chirac &agrave; la Mairie de Paris, quelques jours avant qu'ils r&eacute;pondent &agrave; leur convocation par la police judiciaire. Respectivement anciens directeurs adjoints et ancien directeur du cabinet de M. Chirac, Daniel Naftalski, Anne Cuill&eacute; et R&eacute;my Chardon ont, de fait, &eacute;t&eacute; plac&eacute;s en garde &agrave; vue, ces derni&egrave;res semaines, dans le cours de l'enqu&ecirc;te sur les &quot;charg&eacute;s de mission&quot;de la capitale, entre 1983 et 1998. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Aucun d'entre eux &ndash; pas plus que M. Le Mesle &ndash; n'a souhait&eacute; r&eacute;pondre aux questions du Monde sur le contenu de ces entretiens. Tout au plus Mme Cuill&eacute; a-t-elle assur&eacute;, lundi 7 octobre, que sa visite &agrave; l'Elys&eacute;e n'avait &quot;pas de rapport&quot; avec le rendez-vous policier qui s'annon&ccedil;ait &ndash; et qui en suivait bien d'autres : depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e, nombre de proches conseillers du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ont discr&egrave;tement d&eacute;fil&eacute; &agrave; Nanterre (Hauts-de-Seine), au si&egrave;ge de la division nationale des investigations financi&egrave;res (DNIF). Le 25 septembre, la s&eacute;rie s'est prolong&eacute;e avec la garde &agrave; vue de l'ancien ministre (RPR) Michel Roussin, une nouvelle fois interrog&eacute; au titre de ses anciennes fonctions aupr&egrave;s de M. Chirac, dont il dirigea le cabinet &agrave; l'H&ocirc;tel de Ville de Paris de 1989 &agrave; 1993. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Actuelle chef du cabinet pr&eacute;sidentiel, Annie Lh&eacute;ritier, charg&eacute;e de longue date d'entretenir les r&eacute;seaux de M. Chirac en Corr&egrave;ze, a elle aussi &eacute;t&eacute; questionn&eacute;e, la semaine derni&egrave;re, par la juge charg&eacute;e de cette enqu&ecirc;te, Colette Bismuth-Sauron. Au mois de janvier, Mme Lh&eacute;ritier avait refus&eacute; de d&eacute;f&eacute;rer &agrave; une convocation de la police, r&eacute;clamant, dans une lettre adress&eacute;e &agrave; la magistrate, le report de son audition apr&egrave;s l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle (Le Monde du 10 avril). </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Ainsi, derri&egrave;re les silences et d&eacute;mentis convenus, l'inqui&eacute;tude de l'Elys&eacute;e face au retour des &quot;affaires&quot; et la vigilance qu'elle suscite apparaissent dans leur nettet&eacute;. Cinq mois apr&egrave;s la r&eacute;&eacute;lection de M. Chirac, un an apr&egrave;s l'arr&ecirc;t de la Cour de cassation affirmant l'immunit&eacute; du chef de l'Etat tant qu'il exerce ses fonctions, l'entourage du pr&eacute;sident redoute d&eacute;sormais sa mise en cause directe dans une nouvelle enqu&ecirc;te, apr&egrave;s celles portant sur le financement du RPR, les HLM de Paris et les voyages pay&eacute;s en argent liquide. En vertu de la jurisprudence &eacute;tablie par la Cour de cassation, M. Chirac, ne peut, certes, &ecirc;tre questionn&eacute; ni a fortiori poursuivi sur des faits qui lui seraient reproch&eacute;s &ndash; ce qui a conduit les magistrats charg&eacute;s des enqu&ecirc;tes pr&eacute;c&eacute;dentes &agrave; se d&eacute;clarer &quot;incomp&eacute;tents&quot; sur son cas. Mais tant que cette limite n'est pas atteinte, rien n'interdit &agrave; un juge de mener ses investigations jusqu'au plus pr&egrave;s du chef de l'Etat. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Or le dossier des &quot;charg&eacute;s de mission&quot; de la Mairie de Paris, ouvert en d&eacute;cembre 1998 pour &quot;faux en &eacute;critures publiques et d&eacute;tournement de fonds publics &quot;, ouvre plusieurs pistes qui m&egrave;nent droit &agrave; l'ancien maire. Outre le fait que les titulaires des contrats litigieux &ndash; dont il est &eacute;tabli que certains n'ont jamais travaill&eacute; pour la Ville de Paris alors qu'ils en percevaient des salaires &ndash; lui &eacute;taient administrativement attach&eacute;s, les recherches polici&egrave;res ont mis en &eacute;vidence que ces &quot;d&eacute;tachements&quot; informels de personnels ont profit&eacute; &agrave; des &eacute;lus du RPR, &agrave; des associations &agrave; dominante gaulliste &ndash; ainsi notamment qu'au Centre national des ind&eacute;pendants (CNI), petit parti de droite qui s'allia successivement avec le Front national et le RPR. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>UN ENTOURAGE INQUIET </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>S'il ne semble avoir sign&eacute; lui-m&ecirc;me qu'un seul des contrats contest&eacute;s, M. Chirac a par ailleurs &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; par plusieurs des &quot;charg&eacute;s de mission&quot; interrog&eacute;s comme ayant &eacute;t&eacute; &agrave; l'origine de leur recrutement. Apr&egrave;s la d&eacute;couverte du paiement par le Ville de Paris de son garde du corps, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de Force ouvri&egrave;re (FO), Marc Blondel, a indiqu&eacute; aux policiers, le 6 f&eacute;vrier 2002, que celui-ci avait &eacute;t&eacute; pris en charge sur les fonds municipaux &quot;&agrave; la suite d'un entretien qu'[il] avait eu avec le maire de Paris&quot; . Une semaine plus t&ocirc;t, alors que M. Chirac pr&eacute;parait sa candidature pr&eacute;sidentielle, l'inqui&eacute;tude avait saisi son entourage, lorsque le principal collaborateur de Bernadette Chirac, Bernard Niquet, avait &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; par la police. Son interrogatoire, consacr&eacute; &agrave; la mise &agrave; disposition d'un &quot;charg&eacute; de mission&quot; aupr&egrave;s d'une association paramunicipale, s'est tenu le 29 janvier, sans que l'&eacute;pouse du pr&eacute;sident ait &eacute;t&eacute; cit&eacute;e. Au mois de mars, Raymond-Max Aubert, ancien directeur adjoint du cabinet de M. Chirac &agrave; la Mairie de Paris, et Jean-Eudes Rabut, son ancien chef de cabinet, ont &agrave; leur tour &eacute;t&eacute; questionn&eacute;s. Apr&egrave;s la r&eacute;&eacute;lection, le 10 juin, les policiers ont interrog&eacute; Jean-Pierre Denis, autre ancien directeur adjoint du cabinet de M. Chirac, qui fut aussi secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint de l'Elys&eacute;e. Les questions portaient, cette fois, sur l'affectation de plusieurs &quot;charg&eacute;s de mission&quot;dans des locaux situ&eacute;s au 174, boulevard Saint-Germain &agrave; Paris, qui semblent avoir abrit&eacute;, &agrave; partir de 1993, un embryon de QG de campagne du futur candidat Chirac &agrave; l'&eacute;lection de 1995. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les gardes &agrave; vue du mois de septembre constituaient, de toute &eacute;vidence, la fin de ce programme d'auditions : outre MM. Roussin, Chardon, Naftalski et Mme Cuill&eacute;, les policiers ont interrog&eacute; l'ancien directeur du cabinet de Jean Tiberi &agrave; l'H&ocirc;tel de Ville (1995-1998), Bernard Bled. Tous ont sign&eacute; les contrats de certains des &quot;charg&eacute;s de mission&quot; suspect&eacute;s. Figurent aussi sur la liste des signataires, sans avoir &eacute;t&eacute; questionn&eacute;s &agrave; ce jour, le d&eacute;put&eacute; (UMP) Robert Pandraud, ex-directeur du cabinet de M. Chirac, pr&eacute;serv&eacute; d'une garde &agrave; vue par son immunit&eacute; parlementaire, mais qui devrait &ecirc;tre convoqu&eacute; prochainement par la juge, et le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Herv&eacute; Gattegno et Fabrice Lhomme, LE MONDE | 08.10.02 | 11h32 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><a name="sages"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">Statut p&eacute;nal : les &quot;sages&quot; au travail </span></strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Form&eacute;e par Jacques Chirac le 5 juillet (2002) &ndash; conform&eacute;ment &agrave; l'un de ses engagements &eacute;lectoraux &ndash;, la commission de juristes et d'experts charg&eacute;e d'une mission de r&eacute;flexion sur le statut p&eacute;nal du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique (Le Monde dat&eacute; 7-8 juillet) a commenc&eacute; ses travaux au d&eacute;but du mois de septembre. <br />Apr&egrave;s une s&eacute;ance pr&eacute;paratoire tenue &agrave; la fin du mois de juillet, les douze &quot;sages&quot;, pr&eacute;sid&eacute;s par le constitutionnaliste Pierre Avril, ont pr&eacute;vu de se r&eacute;unir &agrave; douze ou treize reprises jusqu'au d&eacute;but du mois de d&eacute;cembre, dans des locaux mis &agrave; leur disposition par le minist&egrave;re de la justice. <br />Charg&eacute; par M. Chirac d'&quot;examiner&quot; la question de l'immunit&eacute; pr&eacute;sidentielle face aux juges et de &quot;faire, le cas &eacute;ch&eacute;ant, des propositions de modification&quot; , ils devraient lui rendre leur rapport avant les f&ecirc;tes de fin d'ann&eacute;e &ndash; deux s&eacute;ances suppl&eacute;mentaires pouvant &ecirc;tre convoqu&eacute;es en cas de d&eacute;saccords sur la r&eacute;daction. <br />La commission a d'ores et d&eacute;j&agrave; recueilli les &eacute;clairages d'une universitaire am&eacute;ricaine et d'un sp&eacute;cialiste fran&ccedil;ais de l'Am&eacute;rique latine. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Le Monde, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 09.10.02 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="left"><a name="16 octobre 2002"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les &laquo;frais de bouche&raquo; de Chirac passent &agrave; l'as <br />Le parquet de Paris renonce &agrave; enqu&ecirc;ter sur une affaire concernant l'ancien maire. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'information devrait &ecirc;tre confirm&eacute;e officiellement aujourd'hui (16 octobre 2002) par la mairie de Paris. Le parquet a d&eacute;cid&eacute; de pas ouvrir d'enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire sur l'affaire des &laquo;frais de bouche&raquo; de Jacques Chirac. Prot&eacute;g&eacute; par son immunit&eacute; constitutionnelle, le chef de l'Etat voit donc une des menaces judiciaires qui l'entourent s'envoler, en d&eacute;pit d'un rapport &eacute;loquent de l'inspection g&eacute;n&eacute;rale de la Ville de Paris sur certaines pratiques du couple pr&eacute;sidentiel alors qu'il &eacute;tait maire de 1977 &agrave; 1995. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Option prudente.<br />R&eacute;v&eacute;l&eacute; en avril par le Canard encha&icirc;n&eacute;, ce rapport avait &eacute;t&eacute; transmis au parquet de Paris au d&eacute;but de l'&eacute;t&eacute; par Bertrand Delano&euml;. Soucieux de ne pas appara&icirc;tre opportuniste sur le terrain des affaires, le nouveau maire avait longtemps tergivers&eacute;, notamment dans la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dant la pr&eacute;sidentielle. Habile, le chef de l'Etat avait d'embl&eacute;e senti l'h&eacute;sitation et d&eacute;clarait, d&egrave;s la publication de ce rapport : &laquo;Si, pour des raisons que j'ignore, il y a eu, dans les services, des cas de malversation ou de dysfonctionnement, alors il appartient &agrave; la Ville de Paris de porter plainte.&raquo; En transmettant le dossier au parquet en vertu de l'article 40 (1) au lieu de porter plainte avec constitution de partie civile (2), Bertrand Delano&euml; adoptait une option prudente. La r&eacute;ponse du parquet de Paris va d&eacute;sormais permettre au maire d'opposer un argument juridique &agrave; ceux qui lui demandent davantage de d&eacute;termination. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Dans une lettre dat&eacute;e du 10 octobre et exp&eacute;di&eacute;e avec un peu de retard en raison de l'agression de Bertrand Delano&euml; le procureur adjoint charg&eacute; du parquet financier classe les d&eacute;couvertes en plusieurs cat&eacute;gories. D'un c&ocirc;t&eacute;, les faits qui ne peuvent pas recevoir de qualification p&eacute;nale et rel&egrave;vent plut&ocirc;t de juridictions administratives. De l'autre, des faits inclus dans le code p&eacute;nal, mais prescrits. Enfin, une troisi&egrave;me cat&eacute;gorie, plus hybride, inclut des &eacute;l&eacute;ments pour lesquels &laquo;les poursuites ne sont pas envisageables&raquo;, selon la formule du procureur. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Hier soir, le parquet expliquait &laquo;qu'une analyse en droit, et non en opportunit&eacute;, fondait cette d&eacute;cision&raquo;. Certains faits apparaissaient donc obscurs, mais il aurait &eacute;t&eacute; difficile de les classer dans la gamme des infractions p&eacute;nales existantes. Cette analyse a &eacute;t&eacute; valid&eacute;e par le procureur g&eacute;n&eacute;ral Jean-Louis Nadal. Ce qui tranche avec la cacophonie de juillet 2001, lorsque l'ancien procureur Jean-Pierre Dintilhac s'&eacute;tait nettement oppos&eacute; au procureur g&eacute;n&eacute;ral sur une possible audition du chef de l'Etat. Enfin, le courrier sur les frais de bouche a &eacute;t&eacute; vis&eacute; par le nouveau procureur Yves Bot, qui, n'&eacute;tant pas encore officiellement en poste, ne pouvait y apporter son imprimatur. Hier soir, la mairie de Paris n'avait pas r&eacute;agi, n'ayant officiellement pas re&ccedil;u la missive. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>N&eacute;cessairement aride, l'analyse juridique du parquet tranche avec certaines conclusions s&eacute;v&egrave;res de l'inspection g&eacute;n&eacute;rale de la Ville de Paris. Cette derni&egrave;re avait notamment mis en &eacute;vidence des d&eacute;penses pour 9,5 millions de francs en liquide (1,45 million d'euros), de 1987 &agrave; 1995, &laquo;dont l'utilisation a &eacute;t&eacute; faite quasi exclusivement pour r&eacute;gler des achats de nourriture pour les r&eacute;ceptions donn&eacute;es par le maire dans ses salons&raquo;. Si les inspecteurs relevaient que &laquo;(si) la distinction entre ce qui rel&egrave;ve des d&eacute;penses priv&eacute;es et des autres d&eacute;penses est impossible &agrave; &eacute;tablir (...), le caract&egrave;re personnel et familial (de certaines d&eacute;penses) ne fait aucun doute&raquo;. Dont les d&eacute;sormais c&eacute;l&egrave;bres yaourts Bio, Danette au chocolat ou bi&egrave;res Corona dont le chef de l'Etat raffole notoirement. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Justificatifs.<br />Ce sont essentiellement ces d&eacute;penses de nourriture qui ont rendu d&eacute;licate l'analyse du parquet. Le fait que ces achats aient &eacute;t&eacute; faits apr&egrave;s le vote des &eacute;lus de Paris et le contr&ocirc;le de la questure a, selon plusieurs sources, incit&eacute; le parquet &agrave; la prudence. Pourtant, concernant le contr&ocirc;le op&eacute;r&eacute; sur ces d&eacute;penses, l'inspection g&eacute;n&eacute;rale avait relev&eacute; que le travail de la commission de v&eacute;rification des comptes &eacute;tait inop&eacute;rant, puisqu'elle n'avait pas acc&egrave;s aux justificatifs de ces achats. En somme, le maire de Paris a pu all&eacute;grement m&eacute;langer d&eacute;penses priv&eacute;es et publiques sans que les &eacute;lus n'en soient inform&eacute;s. La position du parquet de Paris semble apr&egrave;s tout lui donner raison aujourd'hui. <br />(1) L'article 40 du code de proc&eacute;dure p&eacute;nale impose aux fonctionnaires de d&eacute;noncer &laquo;sans d&eacute;lai&raquo; les crimes et d&eacute;lits dont ils ont connaissance. <br />(2) Ce type de plainte oblige le parquet &agrave; d&eacute;signer un juge d'instruction et &agrave; ouvrir une information judiciaire. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Lib&eacute;ration, Par Fabrice TASSEL, mercredi 16 octobre 2002, page 16 octobre 2002 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><a name="Mairie de Paris"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">Frais de r&eacute;ception : Delano&euml; saisit la justice </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>LA MAIRIE DE PARIS a annonc&eacute; hier le d&eacute;p&ocirc;t prochain d'une plainte contre X avec constitution de partie civile, &agrave; la suite du rapport de l'inspection g&eacute;n&eacute;rale sur la questure pointant des &laquo; d&eacute;penses de bouche &raquo; somptuaires du couple Chirac quand il r&eacute;sidait &agrave; l'H&ocirc;tel de Ville. C'est Bertrand Delano&euml; lui-m&ecirc;me, en convalescence au Pays basque, qui a r&eacute;dig&eacute; le texte de cette d&eacute;cision, lue &agrave; la tribune par la premi&egrave;re adjointe PS, Anne Hidalgo. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Laurent Fary, porte-parole du maire, a soulign&eacute; qu'il s'agissait &laquo; d'une position de principe. Ce ne sont pas des personnes qui sont vis&eacute;es. &raquo; L'annonce de la plainte, en cours de r&eacute;daction &agrave; l'H&ocirc;tel de Ville, a suscit&eacute; la col&egrave;re de la droite, qui a quitt&eacute; l'h&eacute;micycle apr&egrave;s une charge de Claude Goasguen : &laquo; C'est une plainte contre Jacques Chirac, pourquoi vous cacher derri&egrave;re des X peu courageux ! &raquo; Le pr&eacute;sident du groupe UMP a mis &laquo; en garde ceux qui s'aventurent &agrave; &ecirc;tre des calomniateurs &raquo;. &laquo; Si les hommes politiques sont vis&eacute;s par des cingl&eacute;s qui en font des boucs &eacute;missaires, et je ne voudrais pas rappeler un pass&eacute; proche qui concerne le maire de Paris, c'est en grande partie parce que des hommes politiques, &agrave; force d'accuser par des calomnies insens&eacute;es, ont suscit&eacute; un populisme extr&eacute;miste et agressif &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, sous les hu&eacute;es de la gauche. &laquo; Amalgame douteux &raquo;, a comment&eacute; M. Fary pour qui &laquo; c'est au contraire en posant des actes d&eacute;di&eacute;s &agrave; la recherche de la v&eacute;rit&eacute; qu'on restaurera l'image du politique &raquo;. La d&eacute;cision du maire a devanc&eacute; un voeu du Vert Alain Riou, selon qui il &eacute;tait &laquo; temps d'agir &raquo;. L'&eacute;lu a cit&eacute; comme d&eacute;penses incongrues &laquo; 377 F par jour (NDLR : 56 &euro;) de th&eacute;s, infusions et confitures m&ecirc;me quand les Chirac n'&eacute;taient pas l&agrave; &raquo;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les deux tiers r&eacute;gl&eacute;s en liquide </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le rapport de l'inspection g&eacute;n&eacute;rale de la Ville sur le fonctionnement de la questure, charg&eacute;e de r&eacute;gler notamment les d&eacute;penses de collaborateurs d'&eacute;lus et les frais de r&eacute;ception, avait &eacute;t&eacute; command&eacute; en octobre 2001 par Bertrand Delano&euml;. Ce rapport &eacute;voque des frais de r&eacute;ception et de nourriture d'un total, selon &laquo; le Canard encha&icirc;n&eacute; &raquo;, de 2,21 M&euro;, dont 1,45 M&euro; r&eacute;gl&eacute; en liquide. Ils concernaient &laquo; presque exclusivement des d&eacute;penses d'alimentation ou de tabac &raquo; destin&eacute;es &agrave; la consommation personnelle du couple Chirac et de ses invit&eacute;s priv&eacute;s, selon l'hebdomadaire. Le 2 avril, lors d'une intervention t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e, Jacques Chirac avait estim&eacute; qu'il revenait &laquo; &agrave; la Ville de Paris de porter plainte &raquo; si des malversations au sein de la questure &eacute;taient mises au jour. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>En juillet (2002), la mairie avait transmis le rapport au parquet en application de l'article 40 du Code p&eacute;nal, qui impose &agrave; tout fonctionnaire de signaler au procureur de la R&eacute;publique les infractions dont il a connaissance. Le parquet avait r&eacute;pondu le 15 octobre qu'il n'y avait pas lieu &agrave; poursuivre : certains faits, selon lui, ne pouvaient &ecirc;tre qualifi&eacute;s p&eacute;nalement, d'autres &eacute;taient couverts par la prescription et, pour d'autres enfin, l'infraction ne pouvait &ecirc;tre caract&eacute;ris&eacute;e. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Par contre, une plainte avec constitution de partie civile entra&icirc;ne quasi syst&eacute;matiquement une ouverture d'information judiciaire et la d&eacute;signation d'un ou de plusieurs juges d'instruction. Ce dossier se heurte au statut p&eacute;nal du chef de l'Etat tel que fix&eacute; par la Cour de cassation dans son arr&ecirc;t rendu le 10 octobre 2001 et mettant un terme d&eacute;finitif &agrave; toute possibilit&eacute; de poursuites &agrave; son encontre. Mais l'&eacute;pouse du chef de l'Etat, Bernadette Chirac, ne b&eacute;n&eacute;ficie pas de cette protection. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">I.G. (avec AFP), Le Parisien , mercredi 30 octobre 2002, page 13 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="justify"><a name="Jean De Gaulle"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">Le d&eacute;put&eacute; Jean de Gaulle mis en examen </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le d&eacute;put&eacute; UMP de Paris Jean de Gaulle a &eacute;t&eacute; mis en examen vendredi pour &quot;recel de d&eacute;tournement de fonds publics&quot; dans l'enqu&ecirc;te sur les emplois pr&eacute;sum&eacute;s fictifs de la ville de Paris, a-t-on confirm&eacute; samedi au parquet de Paris. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Comme le r&eacute;v&egrave;le le journal Le Monde, le d&eacute;put&eacute; est mis en cause pour avoir b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l'assistance &agrave; l'Assembl&eacute;e en 1990 et 1991 d'une employ&eacute;e r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e par la ville de Paris alors qu'elle ne s'y rendait jamais et n'y exer&ccedil;ait aucune fonction. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Une vingtaine de personnes sont mises en examen dans cette proc&eacute;dure, dont quatre ex-directeurs de cabinet de Jacques &agrave; la mairie de Paris qui auraient sign&eacute; les contrats de travail entre 1983 et 1995, ainsi que des proches de personnalit&eacute;s de l'actuelle majorit&eacute;, qui en auraient b&eacute;n&eacute;fici&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Il s'agit notamment de Marie-Th&eacute;r&egrave;se Poujade, &eacute;pouse de l'ex-maire UMP de Dijon Robert Poujade, de l'&eacute;pouse de l'ex-ministre de Affaires &eacute;trang&egrave;res Herv&eacute; de Charette et de Fran&ccedil;ois Debr&eacute;, fr&egrave;re de l'actuel pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e Jean-Louis Debr&eacute;. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Il n'est pas certain que ces personnalit&eacute;s soient jug&eacute;es, puisque le parquet de Paris a demand&eacute; en juillet l'abandon des poursuites, estimant les faits prescrits. La juge d'instruction Colette Bismuth-Sauron a refus&eacute; cette analyse dans une ordonnance et c'est la chambre de l'instruction qui tranchera. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Lib&eacute;ration, 15 septembre 2003, p. 17; liberation.fr, 13 septembre 2003, 14:17:18 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="justify"><a name="Blondel"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>(11 septembre 2003) Marc Blondel mis en examen </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>LE SECR&Eacute;TAIRE G&Eacute;N&Eacute;RAL de FO, Marc BlondeL a &eacute;t&eacute; mis en examen dans l'enqu&ecirc;te sur les charg&eacute;s de mission de la Ville de Paris &agrave; - propos du salaire de son garde du corps, mais qu'il a propos&eacute; depuis de rembourser. <br />Mis en examen le 11 septembre (2003) pour &laquo; recel de d&eacute;tournement de fonds publics&raquo; par la juge d'instruction Colette Bismuth-Sauron, il est soup&ccedil;onn&eacute; d'avoir b&eacute;n&eacute;fici&eacute; pendant plus de dix ans d'un garde du corps qui &eacute;tait pay&eacute; par la Ville de Paris alors qu'il n'y exer&ccedil;ait aucune fonction. <br />L'affaire avait &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;e en mars 2002 : Marc Blondel avait indiqu&eacute; avoir eu recours &agrave; un garde du corps car son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Andr&eacute; Bergeron, &laquo; avait eu des incidents s&eacute;rieux &raquo; et que lui-m&ecirc;me avait &laquo; re&ccedil;u des lettres de menace &raquo;. Il avait reconnu une &laquo; erreur&raquo; sur le plan administratif. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Le Parisien, 20 septembre 2003, p. 18 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><a name="1er octobre 2003"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">(1er octobre 2003) Une secr&eacute;taire tr&egrave;s encombrante </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Au troisi&egrave;me jour du proc&egrave;s des emplois fictifs du RPR, le tribunal correctionnel de Nanterre s'est notamment pench&eacute; sur les modalit&eacute;s de l'embauche de Claude Le Corff, l'ancienne assistante d'Alain Jupp&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Pour l'ancien tr&eacute;sorier Robert Galley, elle &eacute;tait &quot;une pi&egrave;ce essentielle de la maison RPR&quot;. Pourtant, aucun pr&eacute;venu n'a souhait&eacute; assumer l'embauche de Claude Le Corff, secr&eacute;taire d'Alain Jupp&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Motif de cette g&ecirc;ne : cette employ&eacute;e fid&egrave;le, entr&eacute;e dans le parti chiraquien en 1977, a notamment &eacute;t&eacute; prise en charge entre 1989 et 1990 par le groupe S&eacute;gur, une grosse soci&eacute;t&eacute; d'immobilier - pour environ 21.30O euros - alors qu'elle n'a jamais mis les pieds dans cette entreprise. &quot;C'&eacute;tait un &eacute;change de bons proc&eacute;d&eacute;s. J'acceptais l'embauche et en &eacute;change j'avan&ccedil;ais plus rapidement dans la proc&eacute;dure&quot; pour l'obtention d'un permis de construire, raconte beno&icirc;tement Fran&ccedil;ois Rosset, 79 ans, ancien dirigeant du groupe, vo&ucirc;t&eacute;, &agrave; la barre du tribunal. </strong></font></p>
<p align="justify"><strong><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2">Selon lui, c'est un militant RPR de son entreprise qui l'a mis en relation avec<font color="#000000"> </font></font></strong><a href="http://casetta.html/"><strong><span style="TEXT-DECORATION: none"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><font color="#000000">Louise-Yvonne Casetta</font></font></span></strong></a><strong><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><span style="TEXT-DECORATION: none"><font color="#000000">, qui s'est alors occup&eacute;e de l'embauche. Appel&eacute;e &agrave; la barre, cette derni&egrave;re, ancienne</font></span> adjointe au directeur administratif et financier du RPR, banqui&egrave;re occulte du mouvement, reconna&icirc;t avoir servi de lien entre le parti et l'entreprise. Mais sur &quot;ordre&quot;, ajoute-t-elle aussit&ocirc;t, &quot;des politiques, des tr&eacute;soriers ou des directeurs administratifs et financiers&quot;. </font></strong></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Jupp&eacute; absent </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Cit&eacute; parmi les donneurs d'ordre, Robert Galley est aussit&ocirc;t invit&eacute; &agrave; r&eacute;pondre. Et cette fois il s'emporte, sans toutefois se d&eacute;partir de ses mani&egrave;res militaires un peu raides: &quot;Qu'est ce que j'avais &agrave; faire de recruter une secr&eacute;taire, ce n'&eacute;tait pas mon m&eacute;tier !&quot;, tonne-t-il. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Directement int&eacute;ress&eacute; par les d&eacute;bats - il s'agit de son ancienne secr&eacute;taire -, Alain Jupp&eacute; n'&eacute;tait pas pr&eacute;sent mercredi &agrave; l'audience, n'&eacute;tant pas poursuivi sur ce volet de l'affaire. Mis en examen dans un premier temps pour ces salari&eacute;s du RPR pay&eacute;s par des soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es, il a en effet obtenu plusieurs non-lieux sur ce point. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Tf1.fr, news, Mis en ligne le 01 octobre 2003 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="center"><a name="2 octobre 2003"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">(2 octobre 2003) &laquo; Tout le monde savait &raquo; </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>IL EST 18 h 15. Yves Cabana, ancien directeur de cabinet d'Alain Jupp&eacute;, d&eacute;rape &agrave; la barre du tribunal correctionnel de Nanterre. Press&eacute; de questions par les trois juges du tribunal, cet &eacute;narque aujourd'hui reconverti dans le priv&eacute;, comme directeur du d&eacute;veloppement durable d'une filiale de Vivendi, vient de l&acirc;cher une phrase que tous les hommes du RPR, jusque-l&agrave;, s'&eacute;taient refus&eacute;s &agrave; prononcer. &laquo; Tout le monde savait que cette situation existait ! l&acirc;che-t-il. Comment imaginer que le vote d'une loi, du jour au lendemain, ait pu modifier les choses d'un coup de baguette magique ? &raquo; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Alain Prache, juge assesseur, comprend le premier : &laquo; Vous dites tout le monde, mais jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, &agrave; cette barre, cela se limite &agrave; vous. &raquo; Catherine Pierce, la pr&eacute;sidente, demande &agrave; la greffi&egrave;re si elle &laquo; a bien not&eacute; la phrase &raquo;. Yves Cabana, cramponn&eacute; au micro, est au supplice. En 1988, au moment du vote de la premi&egrave;re loi sur le financement de la vie politique, il &eacute;tait commissaire du gouvernement, donc juriste en charge de la r&eacute;daction du texte. &laquo; A votre avis, le l&eacute;gislateur a-t-il voulu exclure les emplois fictifs des financements des partis politiques ? &raquo; interroge Alain Prache. Cabana marque une pause. &laquo; Juridiquement, oui &raquo;, confesse-t-il. &laquo; Qu'avez-vous fait pour r&eacute;gulariser la situation quand vous &eacute;tiez au RPR ? &raquo; relance la juge. Yves Cabana essaye de se reprendre. Il affirme qu'il &laquo; n'&eacute;tait pas en charge des emplois &raquo;, de 1988 &agrave; 1993, lorsqu'il &eacute;tait le bras droit d'Alain Jupp&eacute;. &laquo; Je n'ai jamais donn&eacute; l'ordre de faire embaucher un emploi fictif &raquo;, jure-t-il. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo; C'est &eacute;vident... &raquo; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>En voulant s'en sortir, il va s'enfoncer davantage : &laquo; Si vous me posez la question de savoir si M. Jupp&eacute; en tant que secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du RPR incitait &agrave; la r&eacute;gularisation de cette situation, c'est &eacute;vident... &raquo; continue Cabana, secou&eacute; de tics. Alain Jupp&eacute;, absent de l'audience, sera interrog&eacute; mardi sur ce &laquo; <em>tout le monde savait</em> &raquo; prononc&eacute; par son ancien bras droit. Il sera &eacute;galement interrog&eacute; sur un autre aveu de son ancien directeur de cabinet en d&eacute;but d'audition sur l'emploi fictif de Casetta. Yves Cabana, cit&eacute; &agrave; compara&icirc;tre &agrave; l'initiative de M e Verg&egrave;s, l'avocat de Louise-Yvonne Casetta, veut d'abord flatter &laquo; le s&eacute;rieux &raquo; et le &laquo; dynamisme &raquo; de l'ancienne intendante. Le tribunal &eacute;coute poliment ces louanges spontan&eacute;es et l'interrompt : &laquo; M. Cabana, quand vous &eacute;tiez directeur de cabinet du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du RPR, saviez-vous que Louise-Yvonne Casetta n'&eacute;tait pas r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e par le RPR ? &raquo; &laquo; Je vais &ecirc;tre franc, murmure le t&eacute;moin... Je le savais, oui je l'ai su. Il se trouve que j'ai rencontr&eacute; un chef d'entreprise que j'aime bien, M. Jean Guillou-K&eacute;r&eacute;dan, qui m'en a parl&eacute;. &raquo; Ce patron d'une soci&eacute;t&eacute; de chauffage, est au fond de la salle, assis &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l'intendante du RPR. Interrog&eacute; auparavant, il a d&eacute;j&agrave; reconnu qu'il avait embauch&eacute; Casetta, mais comme &laquo; v&eacute;ritable commerciale &raquo;, pour un &laquo; r&eacute;el travail &raquo;. Cabana, involontairement, va mettre &agrave; mal cette d&eacute;fense. &laquo; Je regrette que M. K&eacute;r&eacute;dan soit ici, ajoute l'ancien directeur de cabinet, c'est un homme respectable. Il m'avait dit en embauchant M m e Casetta qu'il faisait cela sans aucun esprit de contrepartie. &raquo; Comme par gentillesse en quelque sorte... Les trois juges &eacute;changent un sourire entendu. K&eacute;r&eacute;dan et Casetta un regard interloqu&eacute;. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Laurent Valdigui&eacute;, Le Parisien, vendredi 03 octobre 2003, p. 15 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="left"><a name="juppé nie"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>(7 octobre 2003) Alain Jupp&eacute; r&eacute;fute les accusations <br />La d&eacute;fense de l'ancien Premier ministre n'a pas &eacute;t&eacute; &eacute;branl&eacute;e hier par les aveux des chefs d'entreprise et ex-cadres du RPR sur l'existence d'emplois fictifs. Alain Jupp&eacute; a r&eacute;affirm&eacute; qu'&agrave; aucun moment il n'avait &eacute;t&eacute; mis au courant de ces pratiques. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Face aux magistrats, Alain Jupp&eacute; a pr&eacute;sent&eacute; la m&ecirc;me ligne de d&eacute;fense qu'au d&eacute;but du proc&egrave;s, malgr&eacute; les r&eacute;centes d&eacute;clarations de ses anciens collaborateurs. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>ALAIN JUPP&Eacute; n'&eacute;tait pas au courant. Droit &agrave; la barre, avec un dossier de couleur verte pour les emplois fictifs pay&eacute;s par les entreprises, et un dossier jaune pour ceux de la Ville de Paris, l'ancien secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du RPR a r&eacute;ponse &agrave; tout. <br />Du tac au tac, avec cette facult&eacute; de comprendre les questions avant qu'elles ne soient totalement formul&eacute;es. Il r&eacute;pond avec un visage lisse qui ne laisse passer aucune &eacute;motion. A cette m&ecirc;me barre - ce gril judiciaire - certains chefs d'entreprise ont craqu&eacute; ; Antoine Joly, ancien secr&eacute;taire national du RPR, s'est effondr&eacute; en sanglots ; Robert Galley, un ancien tr&eacute;sorier, s'est franchement &eacute;nerv&eacute; ; et Yves Cabana, ancien directeur de cabinet, a lanc&eacute; la phrase &laquo; <em>tout le monde &eacute;tait au courant</em> &raquo;... <br />Jupp&eacute;, lui, garde le cap, imperturbable, sans varier d'un millim&egrave;tre par rapport &agrave; sa ligne de d&eacute;fense du d&eacute;but du proc&egrave;s. Elle est simple. D'abord, il n'a jamais &eacute;t&eacute; &laquo; inform&eacute; &raquo; des emplois fictifs avant 1993, et il a aussit&ocirc;t ordonn&eacute; qu'il y soit mis fin &laquo; &agrave; bref d&eacute;lai &raquo;. </strong></font></p>
<p align="left"><strong><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><span style="TEXT-DECORATION: none"><span style="FONT-STYLE: normal">Catherine Pierce, la pr&eacute;sidente du tribunal, dit : &laquo; M. Jupp&eacute;, il nous para&icirc;t n&eacute;cessaire de revoir avec vous ce qui s'est dit la semaine derni&egrave;re. &raquo; La magistrate insiste sur les d&eacute;clarations, vendredi, de Jacques Rigault, l'ancien directeur administratif du RPR, qui a avou&eacute; s'&ecirc;tre rendu compte d&egrave;s 1988 de l'existence des emplois fictifs et a demand&eacute; des instructions qui ne sont jamais venues. Elle revient sur les aveux d'Yves Cabana, le plus proche collaborateur de Jupp&eacute;. Elle r&eacute;p&egrave;te les d&eacute;clarations de Daniel M&eacute;raud, un ancien cadre du RPR qui parle des &laquo; clandestins &raquo; pour d&eacute;signer les emplois fictifs des partis politiques. &laquo; Qu'avez-vous &agrave; dire ? &raquo; <br />Alain Jupp&eacute; ne laisse planer aucun doute : &laquo; Je ne partage pas l'opinion de M. Cabana &raquo;, commence-t-il avant de d&eacute;crire, dans un monologue de pr&egrave;s de dix minutes, le fonctionnement du RPR. S&ucirc;r de lui, sortant des fiches, l'ancien Premier ministre balaye une &agrave; une les critiques</span></span> et d&eacute;taille la loi de 1988 sur le financement des partis politiques, qui, selon lui, n'interdisait <span style="FONT-STYLE: normal">pas formellement les mises &agrave; disposition de personnel. &laquo; Je ne veux en tirer aucune conclusion, mais certains juristes en discutent &raquo;, glisse Alain Jupp&eacute;. &laquo; Le tribunal en discutera &raquo;, le coupe s&egrave;chement la pr&eacute;sidente, marquant d'entr&eacute;e son territoire. <br />Le ton est donn&eacute;. Il sera glacial. Pendant une bonne heure, les trois magistrats vont tenter de faire bouger le roc Jupp&eacute;. &laquo; Comment avez-vous pu ignorer que votre propre secr&eacute;taire au RPR &eacute;tait r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e par des entreprises ? &raquo; commence Alain Prache. Le juge insiste &agrave; plusieurs reprises, et obtient toujours le m&ecirc;me &laquo; pas au courant &raquo;. &laquo; Je vous dis la r&eacute;alit&eacute;, ajoute Alain Jupp&eacute;, c'est peut-&ecirc;tre une faiblesse, on me reproche parfois de ne pas accorder assez d'attention aux probl&egrave;mes personnels &raquo;, explique-t-il, souriant. &laquo; Le dernier emploi a &eacute;t&eacute; r&eacute;gularis&eacute; en 1996, embraye la juge Fabienne Schaller. Trois ans, est-ce que cela vous para&icirc;t &ecirc;tre un bref d&eacute;lai ? &raquo; &laquo; Si pour un cas ou deux, ces r&eacute;gularisations n'ont pas eu lieu tout de suite, ce n'&eacute;tait pas conforme &agrave; mes instructions &raquo;, r&eacute;plique l'ancien patron du RPR. &laquo; Quand vous donnez des instructions et qu'elles ne sont pas appliqu&eacute;es, envisagez-vous des sanctions ? &raquo;, poursuit la magistrate. &laquo; Si j'ai faut&eacute; par manque de vigilance, j'en porte la responsabilit&eacute; &raquo;, conc&egrave;de l'ancien Premier ministre, qui r&eacute;p&eacute;tera la formule &agrave; trois reprises. <br />&laquo; Yves Cabana aurait d&ucirc; m'alerter et il ne l'a pas fait &raquo;, ajoute-t-il pour &ecirc;tre bien compris. L'actuel patron de l'UMP s'offre aussi le luxe d'une petite pique &agrave; l'&eacute;gard du PS : &laquo; Le RPR n'avait pas de bureaux d'&eacute;tudes, de type Urba, qui d&eacute;marchaient les entreprises &raquo;, glisse-t-il &agrave; la barre, faisant allusion &agrave; l'affaire Urba, dans laquelle l'ancien tr&eacute;sorier du PS </span></font></strong><a href="http://financement2.html/"><strong><span style="TEXT-DECORATION: none"><span style="FONT-STYLE: normal"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><font color="#000000">Henri Emmanuelli</font></font></span></span></strong></a><strong><span style="TEXT-DECORATION: none"><span style="FONT-STYLE: normal"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><font color="#000000"> avait &eacute;cop&eacute; d'une peine d'in&eacute;ligibilit&eacute;. </font></font></span></span></strong></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Une &laquo; forme de don &raquo; </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Alain Jupp&eacute; obtiendra-t-il la relaxe que son avocat, Me Francis Szpiner, va r&eacute;clamer pour lui ? Restent ces sept employ&eacute;s de la Ville de Paris, soup&ccedil;onn&eacute;s d'avoir travaill&eacute; &agrave; temps plein au RPR. Le premier, J&eacute;r&ocirc;me Grand d'Esnon, pay&eacute; par Bouygues, Campenon-Bernard, puis la mairie de Paris, affirme qu'il travaillait au RPR comme b&eacute;n&eacute;vole... <br />De surcro&icirc;t, ce juriste, sp&eacute;cialiste au RPR des questions de financement politique, assure lui aussi que la loi de 1988 ne rendait pas &laquo; ill&eacute;gale &raquo; les mises &agrave; disposition de personnels par les entreprises. &laquo; C'&eacute;tait une forme de don &raquo;, assure Grand d'Esnon. <br />&laquo; Et pourquoi n'y avait-il aucun re&ccedil;u contrairement aux dons autoris&eacute;s ? &raquo; ironisent les magistrats, visiblement peu convaincus. Les derniers employ&eacute;s pr&eacute;sum&eacute;s fictifs doivent &ecirc;tre entendus aujourd'hui. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Laurent Valdigui&eacute;, Le Parisien, mercredi 08 octobre 2003, p. 14 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><a name="procureur RG"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">Le procureur de Jupp&eacute; fich&eacute; &agrave; l'extr&ecirc;me droite </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">LES RENSEIGNEMENTS G&Eacute;N&Eacute;RAUX</span> ont des fiches sur certains magistrats. C'est le cas de Ren&eacute; Grouman, le procureur qui a requis contre Alain Jupp&eacute;, au tribunal correctionnel de Nanterre lors du proc&egrave;s des emplois fictifs. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Selon ces services, Ren&eacute; Grouman a fait partie, pendant environ dix ans, de la mouvance d'extr&ecirc;me droite <em>Troisi&egrave;me Voie</em>, un mouvement class&eacute; radical dirig&eacute; par Jean-Gilles Malliarakis. <br />Selon les RG, Ren&eacute; Grouman a &eacute;t&eacute; un militant de cette mouvance de 1985 &agrave; 1995. Les archives du service de renseignement gardent ainsi la trace de plusieurs passages &agrave; la fronti&egrave;re espagnole dans les ann&eacute;es 1985 &agrave; 1990, pour les c&eacute;r&eacute;monies comm&eacute;morant la mort de Franco. <br />Autre &eacute;l&eacute;ment, lors d'une perquisition conduite en 1989 &agrave; Nantes chez Christian Bouchet, un ancien chef de file de <em>Troisi&egrave;me Voie</em>, les RG ont pass&eacute; au crible le disque dur de son ordinateur, dans lequel Ren&eacute; Grouman figurait comme militant du groupe, class&eacute; membre du bureau politique. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo; <em>Troisi&egrave;me Voie</em> avait deux branches, explique un connaisseur des milieux d'extr&ecirc;me droite, la branche &eacute;tudiante avec le GUD et la branche jeunesse avec la JNR, la Jeunesse nationaliste r&eacute;volutionnaire. <br />Le mouvement a &eacute;clat&eacute; en 1991 et s'appelle aujourd'hui <em>Nouvelle R&eacute;sistance</em>. Pour les RG, qui n'ont jamais cess&eacute; de surveiller ces r&eacute;seaux, <em>Troisi&egrave;me voie</em> &eacute;tait class&eacute; comme un mouvement &agrave; droite de l'extr&ecirc;me droite. &raquo; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo; J'&eacute;tais proche de ces id&eacute;es &raquo; </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo; Ren&eacute; Grouman a, en effet, eu un pass&eacute; nationaliste pendant quelque temps, confie Jean-Gilles Malliarakis. <em>Troisi&egrave;me Voie</em> &eacute;tait une association purement id&eacute;aliste &raquo;, ajoute-t--il. <br />Interrog&eacute; hier, Ren&eacute; Grouman ne d&eacute;ment pas, reconnaissant des liens d'amiti&eacute; anciens avec Malliarakis. &laquo; Je l'ai connu dans les ann&eacute;es 1980 dans sa librairie, et nous avons sympathis&eacute;, pr&eacute;cise le procureur. Je suis devenu sympathisant puis donateur de <em>Troisi&egrave;me Voie</em>, mais je ne me souviens pas avoir &eacute;t&eacute; membre d'un quelconque bureau politique ! Je me suis effectivement rendu en Espagne &agrave; deux reprises... J'&eacute;tais proche de ces id&eacute;es, notamment sur l'Europe, et je le suis encore. &raquo; <br />Mais Ren&eacute; Grouman insiste : &laquo; En aucune fa&ccedil;on, ces id&eacute;es n'ont influenc&eacute; mon travail et cela n'a jou&eacute; en rien sur mes r&eacute;quisitions au proc&egrave;s d'Alain Jupp&eacute;. Aucun rapport. &raquo;. <br />R&eacute;put&eacute; proche de Jean-Claude Marin, l'actuel directeur des affaires criminelles et des gr&acirc;ces &agrave; la chancellerie, Ren&eacute; Grouman, 48 ans, a suivi au sein de la magistrature un parcours professionnel sans faute. <br />Nomm&eacute; le mois prochain comme vice-pr&eacute;sident au tribunal de Paris, o&ugrave; il sera juge des libert&eacute;s, le procureur Grouman a requis contre Alain Jupp&eacute; 8 mois de prison avec sursis, mais pas de peine d'in&eacute;ligibilit&eacute;. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">leparisien.com, Paru le : 22/10/2003 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><a name="30 janvier 2004"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">(30 janvier 2004) Alain Jupp&eacute;, d&eacute;clar&eacute; in&eacute;ligible pour dix ans, fait appel </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>NANTERRE - Le pr&eacute;sident de l'UMP, Alain Jupp&eacute;, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; vendredi &agrave; 18 mois de prison avec sursis et dix ans d'in&eacute;ligibilit&eacute; pour &quot;prise ill&eacute;gale d'int&eacute;r&ecirc;t&quot; par le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans l'affaire des emplois fictifs du RPR. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Son avocat, Me Francis Szpiner, a aussit&ocirc;t annonc&eacute; son intention de faire appel, ce qui suspend l'ex&eacute;cution de la condamnation et permet &agrave; l'ancien Premier ministre de conserver ses mandats de d&eacute;put&eacute; et de maire de Bordeaux. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;S'il existe des cours d'appel, c'est qu'il arrive aux tribunaux de se tromper. Nous soumettrons &agrave; la cour d'appel le jugement qui vient d'&ecirc;tre rendu&quot;, a-t-il dit &agrave; la presse. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'affaire sera donc rejug&eacute;e par la cour d'appel de Versailles. Le d&eacute;lai habituel pour organiser l'audience est de six mois &agrave; un an. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Alain Jupp&eacute;, pr&eacute;sent&eacute; comme un candidat potentiel &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2007, avait dit le 13 janvier, lors de ses voeux &agrave; la presse, qu'il quitterait la politique s'il &eacute;tait d&eacute;clar&eacute; in&eacute;ligible, sans pr&eacute;ciser alors s'il ferait appel ou non. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le tribunal a explicitement d&eacute;clar&eacute; dans son jugement que la sanction serait inscrite au casier judiciaire, contrairement &agrave; ce qu'avaient demand&eacute; les avocats d'Alain Jupp&eacute; afin de lui &eacute;viter justement l'in&eacute;ligibilit&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;La nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire &agrave; la volont&eacute; g&eacute;n&eacute;rale exprim&eacute;e par la loi. Agissant ainsi, Alain Jupp&eacute;, alors qu'il &eacute;tait investi d'un mandat &eacute;lectif public, a tromp&eacute; la confiance du peuple souverain&quot;, pr&eacute;cise le tribunal dans ses attendus. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>A la lecture de la d&eacute;cision, le maire de Bordeaux, livide, a l&eacute;g&egrave;rement titub&eacute; puis a quitt&eacute; le tribunal. En sortant, il a d&eacute;clar&eacute; &agrave; des journalistes qu'il &quot;r&eacute;fl&eacute;chirait&quot; durant le week-end et s'exprimerait probablement &quot;lundi ou mardi&quot;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;Alain Jupp&eacute; fera conna&icirc;tre dans les jours qui viennent son sentiment&quot;, a dit pour sa part Me Szpiner. Cette d&eacute;cision du tribunal &quot;est ce qu'elle est, je la trouve bl&acirc;mable&quot;, a-t-il ajout&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;MANQUE DE VIGILANCE&quot; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Alain Jupp&eacute;, 58 ans, a &eacute;t&eacute; reconnu coupable de la prise en charge frauduleuse par la Ville de Paris des salaires de sept cadres du RPR entre 1988 et 1995. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le parquet avait requis le 10 octobre huit mois de prison avec sursis contre l'ancien secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du RPR, tout en demandant aux juges de lui &eacute;pargner l'in&eacute;ligibilit&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'examen des faits a montr&eacute; que les sept personnes au coeur des poursuites ne disposaient pour la plupart d'aucun bureau &agrave; la Ville de Paris et que leurs noms ne figuraient pas dans l'annuaire des services. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'audience a m&ecirc;me mis en lumi&egrave;re des &eacute;l&eacute;ments &agrave; charge contre Alain Jupp&eacute; sur un autre volet o&ugrave; il avait pourtant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d'un non-lieu: la prise en charge par des soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es des salaires de permanents du RPR. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'ex-directeur de cabinet d'Alain Jupp&eacute; au secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral du RPR, Yves Cabana, a expliqu&eacute; que ce syst&egrave;me &eacute;tait &quot;connu de tous&quot; au parti chiraquien et l'ex-&quot;banqui&egrave;re occulte&quot; Louise-Yvonne Casetta a dit l'avoir organis&eacute; sur les ordres de la &quot;hi&eacute;rarchie&quot; du RPR. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Confront&eacute; &agrave; ces &eacute;l&eacute;ments, Alain Jupp&eacute; avait ni&eacute; &agrave; l'audience avoir eu connaissance des faits. &quot;J'avais beaucoup d'autres soucis. Si j'ai faut&eacute; par manque de vigilance, j'en prends la responsabilit&eacute;&quot;, avait-il dit &agrave; la barre. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le tribunal a condamn&eacute; deux ex-tr&eacute;soriers du RPR, Robert Galley et Jacques Boyon, &agrave; 14 mois de prison avec sursis, de m&ecirc;me que Louise-Yvonne Casetta. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'ex-bras droit d'Alain Jupp&eacute; et actuel patron de l'UMP parisienne, Patrick Stefanini, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; 12 mois avec sursis, l'ancien directeur administratif du RPR Jacques Rigault &agrave; 7 mois avec sursis. </strong></font></p>
<p align="justify"><strong><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2">Louise-Yvonne </font></strong><a href="http://casetta.html/"><strong><span style="TEXT-DECORATION: none"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><font color="#000000">Casetta</font></font></span></strong></a><strong><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><span style="TEXT-DECORATION: none"><font color="#000000"> </font></span>et Patrick Stefanini ont &eacute;galement d&eacute;cid&eacute; de faire appel. </font></strong></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Antoine Joly, ancien secr&eacute;taire national du RPR, &eacute;cope de 11 mois avec sursis. Sur les 20 chefs d'entreprise poursuivis, six relaxes ont &eacute;t&eacute; prononc&eacute;es, ainsi que 13 condamnations &agrave; six mois avec sursis et une &agrave; sept mois avec sursis. Le parquet avait demand&eacute; contre eux des peines allant de trois mois de prison avec sursis &agrave; cinq mois avec sursis. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">yahoo.fr, Par Thierry L&eacute;v&ecirc;que, 30 janvier 2004 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="center"><a name="mars 2004"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">(19 mars 2004) Frais de bouche des Chirac : non-lieu </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le juge Courroye du p&ocirc;le financier du TGI de Paris partage l'avis du parquet de Paris estimant que le fonctionnement de la questure de l'H&ocirc;tel de Ville entre 1987 et 2000, ne peut faire l'objet de poursuites p&eacute;nales car les &eacute;ventuels d&eacute;lits vis&eacute;s sont prescrits. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le juge d'instruction Philippe Courroye a rendu un non-lieu en d&eacute;but de semaine dans l'enqu&ecirc;te sur les frais de questure, ou &laquo;frais de bouche&raquo;, de la Ville de Paris sous la mandature de Jacques Chirac, a-t-on appris jeudi 18 mars de source judiciaire. <br />Le magistrat suit ainsi les r&eacute;quisitions du parquet de Paris, qui avait consid&eacute;r&eacute; d&eacute;but mars que les faits d&eacute;lictuels vis&eacute;s dans la plainte de la mairie de Paris &eacute;taient prescrits. L'enqu&ecirc;te men&eacute;e par le juge Courroye n'a d&eacute;bouch&eacute; sur aucune mise en examen. <br />La mairie de Paris avait port&eacute; plainte pour faux en &eacute;criture contre X apr&egrave;s qu'un rapport de l'Inspection g&eacute;n&eacute;rale des services de la Ville de Paris, remis le 22 mars 2002 au maire de la capitale Bertrand Delano&euml; a conclu &agrave; l'existence d&raquo;'ind&eacute;licatesses&raquo;, de &laquo;d&eacute;tournements significatifs&raquo; et de &laquo;factures falsifi&eacute;es&raquo; &agrave; la Questure de Paris entre 1987 et 2000 durant les mandats de Jacques Chirac (1977 &agrave; 1995) et, dans une moindre mesure, de celui de Jean Tiberi (1995-2001). </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Des millions en cash </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Selon ce rapport, 14 millions de francs de l'&eacute;poque (2,13 millions d'euros) auraient &eacute;t&eacute; engloutis entre 1987 et 1995 par le couple Chirac pour leurs d&eacute;penses alimentaires, sans compter les r&eacute;ceptions officielles, dont 9,5 millions (1,45 millions d'euros) r&eacute;gl&eacute;s en liquide. <br />La plainte visait &eacute;galement des faits de &laquo;faux en &eacute;criture publique commis par une personne d&eacute;positaire de l'autorit&eacute; publique&raquo; qui auraient &eacute;t&eacute; perp&eacute;tr&eacute;s en 1994 et 1995. Une qualification criminelle dont la prescription est de dix ans. <br />Selon l'analyse juridique du parquet, l'enqu&ecirc;te a montr&eacute; que ces faux ont &eacute;t&eacute; commis par un cuisinier de la mairie de Paris qui n'est pas d&eacute;positaire de l'autorit&eacute; publique. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">NOUVELOBS.COM | 19.03.04 | 09:07 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><a name="avions espagnols"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">(Juin 2004) La justice s'int&eacute;resse &agrave; l'achat d'avions espagnols </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>PATRICK MAUGEIN, un homme d'affaires corr&eacute;zien r&eacute;put&eacute; proche de Jacques Chirac, a per&ccedil;u une commission de 5 % lors de l'achat, en 1996, par l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise d'avions cargo espagnols Casa. Indirectement, la France a donc vers&eacute; plus de 17 millions de francs (2,6 M&euro;) de commission &agrave; cet interm&eacute;diaire. Pour quelles prestations ? &laquo; Tout ceci s'est fait dans la plus grande r&eacute;gularit&eacute; &raquo;, soutient aujourd'hui Patrick Maugein. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Ce sp&eacute;cialiste du p&eacute;trole, autrefois bien introduit en Irak, a fait fortune en achetant et revendant du brut. Multicarte, il a &eacute;galement tent&eacute; sa chance dans une mine d'or au P&eacute;rou. &laquo; En 1995, j'&eacute;tais agent officiel de la soci&eacute;t&eacute; Casa, et j'ai initi&eacute; des contacts entre cette soci&eacute;t&eacute; et le Cotam, l'unit&eacute; de transport de l'arm&eacute;e de l'air fran&ccedil;aise &raquo;, assure l'homme d'affaires, &agrave; l'&eacute;poque pr&eacute;sident de la soci&eacute;t&eacute; CFID. <br />Pourtant, son ancien associ&eacute; dans CFID, l'Espagnol Jos&eacute; Antonio Jimenez, qui vient de saisir la justice, l'accuse d'avoir per&ccedil;u les fonds via un curieux montage bancaire en Suisse. &laquo; CFID n'a jamais vu passer les commissions Casa, assure Jimenes. Casa versait les commissions &agrave; une banque suisse &agrave; Gen&egrave;ve, sur un compte d'une soci&eacute;t&eacute; panam&eacute;enne Almanati SA, puis l'argent repartait rapidement vers une banque de Zurich, sur un compte ouvert au nom de la soci&eacute;t&eacute; Pendleton. Dans un troisi&egrave;me temps, d'importants transferts en liquide &eacute;taient op&eacute;r&eacute;s &raquo;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Une intervention aupr&egrave;s de Jacques Chirac </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Jos&eacute; Antonio Jimenes raconte aussi que l'achat par la France des avions Casa, en 1996, s'est essentiellement fait gr&acirc;ce &agrave; une intervention directe aupr&egrave;s de Jacques Chirac. <br />&laquo; Patrick Maugein est all&eacute; voir celui qu'il appelait le number one. A l'&eacute;poque, l'Espagne voulait acheter des h&eacute;licopt&egrave;res et h&eacute;sitait entre des mod&egrave;les am&eacute;ricains et europ&eacute;ens. Maugein a conseill&eacute; &agrave; Chirac d'acqu&eacute;rir des Casa aux Espagnols pour que ceux-ci ach&egrave;tent des h&eacute;licopt&egrave;res europ&eacute;ens. Sur le champ, Chirac a appel&eacute; Felipe Gonzalez. Et la France a achet&eacute; des Casa. Et Maugein a per&ccedil;u sa commission. &raquo; </strong></font></p>
<p align="left"><strong><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2">Pourtant &agrave; l'&eacute;poque, comme l'assure un proche de </font></strong><a href="http://millon.html/"><strong><span style="TEXT-DECORATION: none"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><font color="#000000">Charles Millon</font></font></span></strong></a><strong><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><span style="TEXT-DECORATION: none"><font color="#000000">,</font></span> ministre de la D&eacute;fense du gouvernement Jupp&eacute;, &laquo; l'arm&eacute;e de l'air fran&ccedil;aise &eacute;tait contre cette commande d'avions espagnols &raquo;. Charles Millon, aujourd'hui ambassadeur de France aupr&egrave;s de la FAO &agrave; Rome, refuse d'&ecirc;tre cit&eacute; mais ne d&eacute;ment pas. <br />&laquo; L'ordre est venu de tout en haut &raquo;, glisse-t-il... A l'&eacute;poque, Patrick Maugein &eacute;tait venu voir directement le ministre de la D&eacute;fense. &laquo; Il ne cachait pas ses relations avec le pr&eacute;sident &raquo;, admet Millon. <br />Ce dernier &eacute;tait-il au courant du versement de commissions ? Pas de r&eacute;ponse. Une chose est s&ucirc;re, pendant les six premiers mois apr&egrave;s son arriv&eacute;e au gouvernement, Charles Millon a &eacute;t&eacute; charg&eacute; de &laquo; mettre de l'ordre &raquo; dans les commissions des march&eacute;s d'armement. <br />&laquo; Le march&eacute; des avions Casa repr&eacute;sentait alors un tout petit march&eacute; par rapport aux gros contrats que nous avons &eacute;pluch&eacute;s, indique un proche de l'ancien ministre. D&egrave;s 1995, la vente des fr&eacute;gates &agrave; Ta&iuml;wan faisait par exemple d&eacute;j&agrave; partie des sujets hautement plus sensibles &raquo;, ajoute-t-il. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Laurent Valdigui&eacute;, Le Parisien, samedi 12 juin 2004, p. 15 </span></font></strong></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><a name="9 novembre 2006"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">jeudi 9 novembre 2006, 11h20 Nouvel &eacute;l&eacute;ment sur le suppos&eacute; compte bancaire de Chirac au Japon </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>PARIS (Reuters) - Un livre publie pour la premi&egrave;re fois un document interne de la DGSE, les services secrets fran&ccedil;ais, vieux de dix ans qui fait &eacute;tat de l'existence d'un compte bancaire d&eacute;tenu par Jacques Chirac au Japon, cr&eacute;dit&eacute; de 300 millions de francs. Il s'agit d'un message secret class&eacute; &quot;urgent r&eacute;serv&eacute;&quot; et envoy&eacute; par le chef de poste de la DGSE &agrave; Tokyo au si&egrave;ge des services &agrave; Paris, le 11 novembre 1996, &eacute;crivent les journalistes Laurent Valdigui&eacute; et Karl Laske dans le livre &quot;Machinations&quot;, &agrave; para&icirc;tre la semaine prochaine. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;Le montant des sommes vers&eacute;es sur le compte ouvert par Sowa au nom de M. Chirac serait de 70 oku-yens, soit sept milliards de yens, soit environ 300 millions de francs&quot;, dit le message. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Il r&eacute;sume les informations obtenues d'un informateur baptis&eacute; du sobriquet &quot;Jambage&quot; - destin&eacute; &agrave; prot&eacute;ger son anonymat - sur la banque Tokyo Sowa, qui veut faire des affaires en France et dont la DGSE examine la probit&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;Jambage para&icirc;t sinc&egrave;rement penser que cette banque n'est pas, du fait de sa pr&eacute;sidence actuelle, fr&eacute;quentable et il ne veut pas y toucher&quot;, dit encore le message. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'Elys&eacute;e a d&eacute;clar&eacute; au mois de mai dernier que Jacques Chirac n'avait jamais eu de compte &agrave; la Sowa Bank et &eacute;voqu&eacute; une &quot;campagne de calomnies&quot; remontant &agrave; 2001 &quot;dont il a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli qu'elles &eacute;taient sans aucun fondement&quot;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le document en question a &eacute;t&eacute; saisi en d&eacute;but d'ann&eacute;e chez le g&eacute;n&eacute;ral Philippe Rondot par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, charg&eacute;s d'une enqu&ecirc;te sans rapport avec cet &eacute;pisode et portant sur les faux listings de la soci&eacute;t&eacute; C]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[riviére]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-01-07T22:56:02+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://danyange74.i-clic.net/article-115855.html">
    <title><![CDATA[réforme de nos institutions ( 3 sur 4 )]]></title>
    <link>http://danyange74.i-clic.net/article-115855.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[&nbsp;
<p align="center"><font color="#000000"><font style="FONT-SIZE: 15pt" size="4"><u><strong><span style="BACKGROUND: #00ffff">troixi&egrave;me parties : de r&eacute;forme de nos institutions ....</span></strong></u></font></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="justify"><a name="nouvelle expertise"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">03 ao&ucirc;t 2001 : Une nouvelle expertise &eacute;value &agrave; 3,1 millions de francs les voyages de M. Chirac et de ses proches pay&eacute;s en esp&egrave;ces </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le montant total des versements en argent liquide examin&eacute;s par les juges dans l'enqu&ecirc;te sur les voyages de Jacques Chirac et ses proches a encore augment&eacute;. Selon une nouvelle expertise, communiqu&eacute;e aux trois magistrats charg&eacute;s de l'instruction le 26 juillet, leur somme est d&eacute;sormais estim&eacute;e &agrave; 3,1 millions de francs. Dans son pr&eacute;c&eacute;dent rapport, dat&eacute; du 10 juillet, l'expert avait totalis&eacute; les r&egrave;glements en esp&egrave;ces au profit du chef de l'Etat et de son entourage imm&eacute;diat &agrave; 2 839 189 francs, auxquels s'ajoutaient ceux effectu&eacute;s en faveur du s&eacute;nateur (RPR) Maurice Ulrich, conseiller &agrave; l'Elys&eacute;e, et de la journaliste Elisabeth Friederich, amie de longue date de M. Chirac (Le Monde du 19 juillet). Le rapport compl&eacute;mentaire mentionne que, pour la p&eacute;riode allant de d&eacute;cembre 1992 au 31 juillet 1995, la part des versements d'esp&egrave;ces enregistr&eacute;s &agrave; l'agence de voyages de Neuilly (Hauts-de-Seine) &quot;semble concerner M. et Mme Chirac ainsi que leur entourage pour 3 126 947 francs&quot;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Ce nouvel &eacute;lement contredit la d&eacute;fense du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, exprim&eacute;e lors de son intervention t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e du 14 juillet. M. Chirac avait alors qualifi&eacute; d'&quot;exorbitant&quot; le total initial des juges - qui se montait &agrave; 2,4 millions de francs - et tent&eacute; de repousser les soup&ccedil;ons d'une expression qui, depuis, a fait flor&egrave;s : &quot;Ce n'est pas qu'elles se d&eacute;gonflent, disait-il &agrave; propos des sommes vis&eacute;es par l'enqu&ecirc;te ; elles font pschitt...&quot; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le pr&eacute;sident ajoutait alors avoir &quot;v&eacute;rifi&eacute; les choses&quot; dans ses agendas et aupr&egrave;s de son entourage, pour conclure que figuraient, dans la liste des voyages examin&eacute;s par les juges, des &quot;voyages professionnels&quot; effectu&eacute;s en qualit&eacute; de maire de Paris et de pr&eacute;sident du RPR, &quot;des voyages que ni -lui- ni -sa- famille, ni aucun de -ses- amis n'avaient jamais faits&quot;, ainsi que d'autres d&eacute;placements effectu&eacute;s &quot;par certains de -ses- collaborateurs qui les avaient eux-m&ecirc;mes -...- command&eacute;s et pay&eacute;s&quot;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Ces d&eacute;clarations - dont le texte a &eacute;t&eacute; vers&eacute; par les juges au dossier d'instruction - apparaissent aussi contredites par la reconstitution des destinations des voyages examin&eacute;s. L'expertise mentionne en effet de nombreuses destinations de vacances et recense, par ailleurs, &agrave; sept reprises au moins le nom de l'&eacute;pouse du chef de l'Etat, Bernadette Chirac, pour des d&eacute;placements au cours desquels elle ne semble pas avoir &eacute;t&eacute; accompagn&eacute;e par son mari - mais parfois par Claude Pompidou, veuve de l'ancien pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Seul un voyage au Kenya, improprement attribu&eacute; &agrave; l'ancien champion de judo Thierry Rey -, qui fut le compagnon de Claude Chirac, fille cadette du chef de l'Etat - a &eacute;t&eacute; retranch&eacute;, depuis, par les juges du montant total des versements vis&eacute;s par l'enqu&ecirc;te. Dans leur &quot;ordonnance d'incomp&eacute;tence&quot; du 17 juillet, les magistrats avaient par cons&eacute;quent r&eacute;estim&eacute; &agrave; 2,2 millions de francs la somme concernant M. Chirac et ses proches (Le Monde du 25 juillet). Le nouveau chiffre avanc&eacute; par l'expert atteste que d'autres s&eacute;jours sont d&eacute;sormais attribu&eacute;s &agrave; l'entourage du pr&eacute;sident. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'invocation par le pr&eacute;sident de &quot;compl&eacute;ments de salaires&quot; issus de fonds sp&eacute;ciaux gouvernementaux qu'il aurait conserv&eacute;s depuis son d&eacute;part du gouvernement, en 1988, n'a pas permis d'expliquer comment ni pourquoi ces fonds auraient pu b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; ses proches dans de telles proportions. Interrog&eacute; par la brigade financi&egrave;re, le voyagiste attitr&eacute; de M. Chirac, Maurice Foulati&egrave;re, avait relat&eacute; que les sommes en esp&egrave;ces, annonc&eacute;es au t&eacute;l&eacute;phone par &quot;les secr&eacute;taires particuli&egrave;res de M. Chirac&quot; &eacute;taient r&eacute;guli&egrave;rement livr&eacute;es &agrave; l'agence par &quot;des porteurs de la Mairie de Paris&quot;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Dans son second rapport, l'expert rappelle, &agrave; ce sujet, que &quot;la r&eacute;glementation fiscale en vigueur &agrave; l'&eacute;poque des faits analys&eacute;s interdisait le paiement en esp&egrave;ces de factures sup&eacute;rieures &agrave; 150 000 francs&quot;. Or l'&eacute;tude de la comptabilit&eacute; de l'agence de Neuilly a permis de d&eacute;nombrer sept versements d'argent liquide sup&eacute;rieurs &agrave; ce montant, enregistr&eacute;s entre le 22 d&eacute;cembre 1992 et le 11 mai 1995, repr&eacute;sentant des sommes comprises entre 175 200 et 450 000 francs. Ces remises d'esp&egrave;ces - qui &quot;semblent avoir la m&ecirc;me origine&quot;, selon le rapport - paraissent donc constituer autant d'infractions fiscales. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'expert renouvelle enfin ses r&eacute;serves sur l'exhaustivit&eacute; de ses travaux, d&eacute;j&agrave; formul&eacute;es dans son premier rapport, expliquant qu'il n'a &quot;pas eu les moyens de remplir -sa- mission dans sa totalit&eacute; dans la mesure o&ugrave; la comptabilit&eacute; et les pi&egrave;ces comptables de l'agence de voyages pour la p&eacute;riode allant de 1989 &agrave; 1992 n'ont pas &eacute;t&eacute; trouv&eacute;es parmi les archives&quot;. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Herv&eacute; Gattegno, Le Monde, 03 ao&ucirc;t 2001, p. 28. </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="center"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">Fonds sp&eacute;ciaux : M. Le Garrec (PS) r&eacute;plique &agrave; MM. Verg&egrave;s et Debr&eacute; </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'ancien ministre Jean Le Garrec, d&eacute;put&eacute; (PS) du Nord, a r&eacute;pliqu&eacute;, mercredi 1er ao&ucirc;t, &agrave; Jacques Verg&egrave;s et Bernard Debr&eacute; (RPR) qui ont adress&eacute; une lettre au procureur de Paris, Jean-Pierre Dintilhac, pour solliciter l'ouverture d'enqu&ecirc;tes pr&eacute;liminaires &agrave; propos de la r&eacute;partition des fonds secrets (Le monde du 1er ao&ucirc;t). D&eacute;non&ccedil;ant &quot;l'amalgame&quot; fait par les auteurs de la lettre, M. Le Garrec a affirm&eacute; &agrave; l'AFP qu'il n'avait &quot;jamais per&ccedil;u un seul centime de ces fonds sp&eacute;ciaux&quot; pendant ses cinq ann&eacute;es au gouvernement. Ces fonds &eacute;taient g&eacute;r&eacute;s par son &quot;cabinet et distribu&eacute;s sous forme de primes&quot;, indique l'ancien ministre, qui affirme avoir re&ccedil;u pour cela &quot;des consignes pr&eacute;cises&quot;du premier ministre, Pierre Mauroy. </strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="left"><a name="Dédé JO"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Apr&egrave;s les d&eacute;clarations de D&eacute;d&eacute; <br />&quot;L'ampleur de la victoire de P&eacute;kin ne s'explique pas par la corruption&quot; * </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Apr&egrave;s que l'homme d'affaires Andr&eacute; Guelfi, mis en cause dans l'affaire Elf, a affirm&eacute; sur l'antenne de Canal +, dimanche 9 septembre (2001), qu'il avait provoqu&eacute; l'&eacute;chec de Paris lors de la d&eacute;signation de la ville h&ocirc;te des Jeux olympiques d'&eacute;t&eacute; 2008, le 13 juillet, en demandant &quot;&agrave; vingt de ses amis membres du CIO de voter pour P&eacute;kin&quot;, les r&eacute;actions ont &eacute;t&eacute; vives. Si des membres du comit&eacute; parisien de candidature et Jean-Claude Killy confirment que les agissements de &quot;D&eacute;d&eacute;-la-sardine&quot; &agrave; la veille du scrutin les ont inqui&eacute;t&eacute;s et qu'ils se sont employ&eacute;s &agrave; l'&eacute;loigner, Armand de Rendinger, lobbyiste, conseiller de la candidature parisienne, explique au Monde cette d&eacute;faite par d'autres raisons. &quot;Le lobbying fran&ccedil;ais n'a commenc&eacute; qu'aux JO de Sydney, un an avant le vote, dit-il. Les Chinois avaient commenc&eacute; depuis des ann&eacute;es, leur avance &eacute;tait irrattrapable.&quot; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Longtemps associ&eacute; du grand cabinet de conseil et d'audit anglo-saxon Arthur Andersen, Armand de Rendinger a beaucoup &oelig;uvr&eacute; au succ&egrave;s d'Albertville pour l'obtention des Jeux olympiques d'hiver en 1992. Il a collabor&eacute; aux candidatures victorieuses d'Atlanta (JO d'&eacute;t&eacute; en 1996) et de Nagano (JO d'hiver en 1998) et a conseill&eacute; au plus haut niveau la candidature de Paris aux JO d'&eacute;t&eacute; de 2008. Apr&egrave;s les affirmations d'Andr&eacute; Guelfi, qui se vante d'avoir pr&eacute;cipiter l'&eacute;chec parisien (Le Monde du 11 septembre), il explique quelles en sont, selon lui, les v&eacute;ritables raisons. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;Les d&eacute;clarations d'Andr&eacute; Guelfi &agrave; Canal+ sont-elles cr&eacute;dibles? Croyez-vous que, comme lors de la d&eacute;signation des villes de Nagano, Sydney et Salt Lake City, des voix ont pu encore &ecirc;tre achet&eacute;es pour que P&eacute;kin obtienne les Jeux olympiques d'&eacute;t&eacute; 2008? </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Je ne dispose &eacute;videmment d'aucun &eacute;l&eacute;ment me permettant de juger de la v&eacute;racit&eacute; des propos de &quot;D&eacute;d&eacute;-la-sardine&quot;. Il est en revanche &eacute;tabli qu'Andr&eacute; Guelfi est ce que l'on appelle un agent d'influence et qu'il avait des relations au sein du Comit&eacute; international olympique. Et il n'est pas certain que les ph&eacute;nom&egrave;nes de corruption aient totalement disparu du CIO, qui n'a sans doute pas fini sa mutation. Mais l'ampleur de la victoire de P&eacute;kin ne s'explique pas par la corruption. Depuis que le scandale de Salt Lake City a &eacute;clat&eacute;, la &quot;corruption directe&quot; n'est plus de mise au CIO. C'est le lobbying qui fait la diff&eacute;rence. Et on peut dire que, sur ce plan, tout a &eacute;t&eacute; fait pour que la Chine l'emporte. </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Il est de notori&eacute;t&eacute; publique que Paris misait sur une trentaine de voix au premier tour et n'en a obtenu que 15 sur 104, puis 18 sur 106 au second. L'&eacute;chec a &eacute;t&eacute; bien plus cuisant que pr&eacute;vu et, comme le pr&eacute;tend Andr&eacute; Guelfi, de nombreuses voix ont fait d&eacute;faut. Qui, selon vous? </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'Afrique noire, en majorit&eacute;. Nous pensions b&eacute;n&eacute;ficier des deux tiers de ses repr&eacute;sentants (ils sont 13), nous n'en avons eu que deux ou trois. Des Europ&eacute;ens, ensuite. Il nous a certainement manqu&eacute; deux voix italiennes. Enfin quelques Asiatiques et Latino-Am&eacute;ricains. Effectivement, Paris a pris une claque monumentale. Finalement, c'est mieux ainsi. Un &eacute;chec valorisant aurait sauv&eacute; la face. L&agrave;, les autorit&eacute;s politiques et sportives fran&ccedil;aises sont oblig&eacute;es de comprendre ce qui s'est pass&eacute;, si elles veulent, &agrave; l'avenir, &eacute;viter ce genre de m&eacute;saventure. </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Si la corruption n'est pas l'explication, ou seulement marginale, pourquoi Paris a-t-il perdu aussi largement? </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>La raison de fond de l'&eacute;chec tient &agrave; l'&eacute;volution du CIO. D&eacute;sormais, la qualit&eacute; &quot;technique&quot; du dossier p&egrave;se peu dans sa d&eacute;cision finale. Ce qui compte &agrave; ses yeux, ce sont d'abord les enjeux politiques, au sens large. C'est ensuite la strat&eacute;gie affective qui fait perdre ou gagner une ville. </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Qu'entendez-vous par &quot;strat&eacute;gie affective&quot;? </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>C'est une strat&eacute;gie patiente et permanente de s&eacute;duction des membres du CIO. L&agrave; a &eacute;t&eacute; l'immense faiblesse de Paris et la tr&egrave;s grande force de P&eacute;kin, qui a men&eacute; une campagne intelligente, discr&egrave;te mais efficace, avec des moyens quasi illimit&eacute;s. Paris a accumul&eacute; les handicaps. Son comit&eacute; de candidature a mis un temps fou &agrave; se constituer. De fait, le lobbying fran&ccedil;ais n'a commenc&eacute; qu'aux Jeux de Sydney, un an avant le vote du CIO. Les Chinois avaient commenc&eacute; depuis des ann&eacute;es, leur avance &eacute;tait irrattrapable. </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Hormis le lobbying, y a-t-il d'autres raisons &agrave; cet &eacute;chec? </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>D'abord, l'ex-pr&eacute;sident du CIO, Juan Antonio Samaranch, a men&eacute; une campagne d'enfer pour P&eacute;kin. Or les Fran&ccedil;ais sont dramatiquement absents des organes de direction du CIO, ils ne pouvaient aider Paris &agrave; r&eacute;sister. Ensuite, beaucoup de membres du CIO sont convaincus qu'ils ont une &quot;mission pacificatrice&quot;: faire du sport une arme de paix. D'ailleurs, il nous a &eacute;t&eacute; difficile de mobiliser nos propres diplomates contre P&eacute;kin, puisque la diplomatie fran&ccedil;aise elle-m&ecirc;me juge que tout ce qui pousse &agrave; l'int&eacute;gration de la Chine dans le concert des nations va dans le bon sens. Enfin, une ville europ&eacute;enne avait peu de chances de l'emporter pour 2008, vu qu'Ath&egrave;nes les a obtenus pour 2004. Ajoutez &agrave; cela l'&eacute;lection quasi assur&eacute;e d'un Europ&eacute;en &agrave; la succession de Samaranch et vous comprenez que Paris est tomb&eacute; dans un traquenard tendu par Juan Antonio Samaranch. </strong></font></p>
<p align="justify">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Dans ces conditions, Paris doit-il de nouveau &ecirc;tre candidat? </strong></font></p>
<p align="left">&ndash;<font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Il faut se poser deux questions. Veut-on les Jeux? Peut-on les obtenir? Si on r&eacute;pond oui &ndash;ce qui n'est pas &eacute;vident&ndash;, il faut ensuite comprendre comment fonctionne le CIO, quelles sont ses priorit&eacute;s. La premi&egrave;re, c'est que l'octroi des JO &agrave; une ville doit conforter l'importance du CIO aux yeux de ses propres membres et dans le monde. Il faut donc se demander: qu'est-ce qu'une candidature de Paris offre comme avantage au CIO? Politiquement, &eacute;conomiquement, culturellement, sportivement, peu importe: pour que le CIO accorde les JO &agrave; une ville, il doit y trouver son compte. Si l'on sait ce qu'offre Paris au CIO, alors il faut &ecirc;tre candidat pour les JO de 2012. Et le faire savoir tr&egrave;s vite, pour court-circuiter les autres candidatures europ&eacute;ennes. L'id&eacute;al serait de l'annoncer dans les deux mois qui suivront l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2002. <br />&quot;D'ici l&agrave;, il faudra avoir clarifi&eacute; les choses avec le nouveau pr&eacute;sident du CIO, Jacques Rogge, pour &ecirc;tre certain d'avoir une bonne chance. Et il faudra se doter d'une machine de guerre, regroupant les instances politiques, la diplomatie, les institutions sportives, les membres fran&ccedil;ais du CIO, autour d'un leader charismatique d&egrave;s le d&eacute;part. Et entrer tr&egrave;s t&ocirc;t en campagne. Si quelqu'un imagine &quot;sauter&quot; l'&eacute;ch&eacute;ance 2012 pour se porter candidat en 2016, autant renoncer &agrave; &ecirc;tre candidat.&quot; <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Propos recueillis par Sylvain Cypel, lemonde.fr | 11.09.01 | 11h37 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="justify"><a name="nettoyage"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Nettoyage des archives de la questure de Paris </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les archives de la questure de Paris portant sur la p&eacute;riode 1978-1993, quand Jacques Chirac &eacute;tait maire de la capitale, ont &eacute;t&eacute; &quot;expurg&eacute;es&quot; par deux proches du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, affirme le Canard encha&icirc;n&eacute; &agrave; para&icirc;tre mercredi 12 d&eacute;cembre. <br />Pomme de discorde entre la gauche et la droite parisiennes, la questure r&egrave;gle notamment les d&eacute;penses de collaborateurs d'&eacute;lus, les frais de r&eacute;ception, et des &quot;d&eacute;penses pas toujours avouables&quot;, selon l'hebdomadaire. Elle disposait, sous M. Chirac, d'un budget de 100 millions de francs par an et &eacute;chappait au contr&ocirc;le de la chambre r&eacute;gionale des comptes. Entre 1978 et 1986, elle n'a m&ecirc;me pas d'existence l&eacute;gale et n'est donc contr&ocirc;l&eacute;e par personne. <br />A partir de 1986, une commission d'&eacute;lus de tous les groupes du conseil de Paris sera charg&eacute;e de regarder ses d&eacute;penses, sous la pr&eacute;sidence d'un magistrat de la Cour des comptes. Mais, selon Ren&eacute; Vacquier, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de la Cour des comptes entre 1986 et 1993 et interrog&eacute; par le Canard encha&icirc;n&eacute;, ce contr&ocirc;le &eacute;tait de &quot;pure forme&quot;. <br />En 1994, lorsque M. Vaquier, &quot;l'homme qui ne voyait rien&quot; (d'apr&egrave;s l'hebdomadaire) est remplac&eacute; par Pierre Joxe, les versements en liquide cessent imm&eacute;diatement. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>A la demande du nouveau maire de Paris, Bertrand Delano&euml;, la questure doit &ecirc;tre supprim&eacute;e par la future loi d&eacute;mocratie de proximit&eacute; (deuxi&egrave;me lecture pr&eacute;vue au printemps 2002). <br />L'hebdomadaire satirique se fonde sur une note d'&eacute;tape de l'inspection g&eacute;n&eacute;rale de la Ville, faisant &eacute;tat, dans le cadre d'une enqu&ecirc;te non achev&eacute;e, de la destruction de pi&egrave;ces comptables et justificatifs. Ceux-ci sont relatifs aux exercices 1978-1986 (22 m&egrave;tres lin&eacute;aires d&eacute;truits en 1999 selon le journal) puis aux exercices 1987-1993 (25 m&egrave;tres d&eacute;truits en 2000). Cette destruction a &eacute;t&eacute; prescrite par l'ancien questeur Roger Romani, ex-pr&eacute;sident du groupe RPR &agrave; l'H&ocirc;tel de Ville et par son ex-directeur de cabinet, Roch-Olivier Maistre, &eacute;crit le Canard. Ces deux hommes sont actuellement conseillers de M. Chirac &agrave; l'Elys&eacute;e. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&quot;ROULER DANS LA FARINE&quot; <br />La note de l'inspection, apprend-on &agrave; l'H&ocirc;tel de Ville, pr&eacute;cise qu'il &quot;n'est pas certain qu'en droit on puisse reprocher d'avoir fait proc&eacute;der aux destructions&quot; en cause. Mais le Canard encha&icirc;n&eacute; accuse MM. Romani et Maistre d'avoir &quot;entrepris de rouler dans la farine le directeur des archives d&eacute;partementales&quot;, seul habilit&eacute; &agrave; autoriser des destructions de documents. La loi exige en effet que les factures et justificatifs de d&eacute;penses ne soient d&eacute;truits qu'apr&egrave;s v&eacute;rification par la chambre r&eacute;gionale des comptes. Or, d'apr&egrave;s le Canard encha&icirc;n&eacute;, les responsables des archives ignoraient que la questure &eacute;chappait au contr&ocirc;le de cette institution, et les deux conseillers de M. Chirac &quot;se sont bien gard&eacute;s de le leur pr&eacute;ciser&quot;. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Constance Baudry avec AFP, LEMONDE.FR | 12.12.01 | 09h35 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="justify"><a name="affaires enlisées"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">La plupart des affaires visant M. Chirac et la droite sont suspendues ou enlis&eacute;es </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>UNE DIZAINE d'instructions, pour l'essentiel consacr&eacute;es &agrave; la gestion de la mairie de Paris sous les mandats de Jacques Chirac (1977-1995), visent actuellement des personnalit&eacute;s de droite. Directement vis&eacute; dans trois dossiers, le chef de l'Etat est pr&eacute;serv&eacute; par son statut de toute poursuite durant sa pr&eacute;sidence, en vertu de l'arr&ecirc;t de la Cour de cassation du 10 octobre. Pour cette raison et pour d'autres, la plupart de ces enqu&ecirc;tes apparaissent gel&eacute;es ou en suspens depuis quelques mois. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>March&eacute;s de la r&eacute;gion Ile-de-France : <br />le 17 juillet, les juges Armand Riberolles, Marc Brisset-Foucault et Renaud Van Ruymbeke se sont d&eacute;clar&eacute;s &quot;incomp&eacute;tents&quot; pour interroger M. Chirac. Les magistrats, qui soup&ccedil;onnent un &quot;large syst&egrave;me corruptif&quot; autour de l'attribution des march&eacute;s des lyc&eacute;es d'Ile de France entre 1989 et 1995, postulent que des commissions pourraient avoir aliment&eacute; une &quot;caisse noire&quot;, notamment au profit de M. Chirac et de ses proches pour financer des voyages. Ouverte en 1997, l'instruction a entra&icirc;n&eacute; la mise en examen de l'ancien directeur du cabinet de M. Chirac, Michel Roussin, de l'ancienne directrice administrative du RPR, Louise-Yvonne Casetta, de l'ex-pr&eacute;sident du PR (devenu DL), G&eacute;rard Longuet, et de l'ex-pr&eacute;sident (RPR) de la R&eacute;gion, Michel Giraud. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les permanents du RPR : <br />le juge de Nanterre (Hauts-de-Seine) Patrick Desmure enqu&ecirc;te depuis 1996 sur la prise en charge de permanents et de cadres du RPR par la Ville de Paris ainsi que par des entreprises priv&eacute;es, entre 1988 et 1995. L'instruction, qui a entra&icirc;n&eacute; la mise en examen de l'ancien premier ministre Alain Jupp&eacute; et de trois anciens tr&eacute;soriers du RPR, est consid&eacute;r&eacute;e comme close depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e. Le 15 avril 1999, le juge avait estim&eacute; avoir r&eacute;uni &quot;&agrave; l'encontre [de M. Chirac] des indices (...) d'avoir particip&eacute; aux faits de prise ill&eacute;gale d'int&eacute;r&ecirc;ts et de recel d'abus de biens sociaux&quot;. Il s'&eacute;tait d&eacute;clar&eacute; &quot;incomp&eacute;tent&quot; pour poursuivre le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Cette impasse avait conduit le procureur de Nanterre, Yves Bot, &agrave; requ&eacute;rir la disjonction de cette partie du dossier. Mais un pourvoi form&eacute; le 3 juillet contre la proc&eacute;dure par l'un des anciens tr&eacute;soriers, Jacques Oudin, reste pendant devant la Cour de cassation. Le juge attend la r&eacute;ponse de la cour supr&ecirc;me pour trancher. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les HLM de Paris : <br />l'enqu&ecirc;te sur les malversations commises en marge des march&eacute;s de l'office HLM de la capitale a &eacute;t&eacute; confi&eacute;e, en octobre, au juge Riberolles apr&egrave;s que son coll&egrave;gue de Cr&eacute;teil (Val-de-Marne), Eric Halphen, en eut &eacute;t&eacute; dessaisi par la cour d'appel de Paris, le 4 septembre, en raison d'irr&eacute;gularit&eacute;s entachant la proc&eacute;dure. Ces vices de forme ont entra&icirc;n&eacute; l'annulation des actes mettant en cause M. Chirac dans ce dossier - &agrave; partir du t&eacute;moignage enregistr&eacute; par l'ancien financier occulte du RPR, Jean-Claude M&eacute;ry, apr&egrave;s sa publication dans Le Monde des 22 et 23 septembre 2000. Constatant &agrave; son tour l'existence de charges &agrave; l'encontre de M. Chirac, le juge Halphen s'&eacute;tait d&eacute;clar&eacute; &quot;incomp&eacute;tent&quot; le 25 avril. R&eacute;cemment transmis &agrave; M. Riberolles, le volumineux dossier ne devrait pas &ecirc;tre rouvert avant le d&eacute;but de 2002. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>La Sempap : <br />l'enqu&ecirc;te sur la gestion de la Soci&eacute;t&eacute; d'&eacute;conomie mixte parisienne de prestations n'a pas abouti &agrave; la mise en cause de M. Chirac, mais c'est cette proc&eacute;dure qui a conduit la Cour de cassation &agrave; se prononcer sur le statut p&eacute;nal du chef de l'Etat. Confi&eacute;e en octobre 1997 aux juges Riberolles et Brisset-Foucault, sous la qualification de &quot;favoritisme&quot;, l'instruction a &eacute;t&eacute; &eacute;tendue, en 1999, &agrave; d'&eacute;ventuels &quot;d&eacute;tournements de fonds publics&quot;. Seuls quatre imprimeurs ont &eacute;t&eacute; mis en examen. Fin novembre, les juges se sont rendus en Polyn&eacute;sie afin d'enqu&ecirc;ter sur des investissements effectu&eacute;s &agrave; Tahiti par l'ancien directeur de la Sempap, d&eacute;c&eacute;d&eacute; en cours d'instruction. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les emplois contest&eacute;s au cabinet du maire de Paris : <br />depuis l'&eacute;t&eacute; 2000, la juge Colette Bismuth-Sauron conduit une information pour &quot;faux en &eacute;critures publiques, prise ill&eacute;gale d'int&eacute;r&ecirc;ts et d&eacute;tournement de fonds publics&quot;. Elle avait succ&eacute;d&eacute; &agrave; Xavi&egrave;re Sim&eacute;oni - elle-m&ecirc;me d&eacute;sign&eacute;e en d&eacute;cembre 1998 &agrave; la suite de la plainte du militant &eacute;cologiste Pierre-Alain Brossault &mdash;, qui n'avait accompli aucun acte d'enqu&ecirc;te avant sa mutation, un an et demi plus tard. Depuis, l'instruction s'est exclusivement nourrie des auditions effectu&eacute;es par les policiers, a mis en lumi&egrave;re l'existence d'une trentaine d'emplois fictifs parmi les b&eacute;n&eacute;ficiaires d'un &quot;contrat de cabinet&quot; &agrave; la Mairie de Paris, entre 1988 et 1998. A ce jour, aucune mise en examen n'est intervenue. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les faux &eacute;lecteurs : <br />deux instructions visant l'inscription d'&eacute;lecteurs fictifs dans la capitale ont mis en cause d'anciens responsables de la mairie de Paris. Jacques Dominati (DL), maire du 3e arrondissement jusqu'en 1995, et Xavi&egrave;re Tiberi, l'&eacute;pouse du maire du 5e, ont &eacute;t&eacute; mis en examen pour &quot;man&oelig;uvres frauduleuses de nature &agrave; porter atteinte &agrave; la sinc&eacute;rit&eacute; du scrutin&quot; par les juges Jean-Paul Valat et Philippe Coirre. Si l'enqu&ecirc;te sur le 3e semble arriv&eacute;e &agrave; son terme, celle sur le 5e a repris depuis que la Cour de cassation a valid&eacute; l'essentiel de la proc&eacute;dure, le 30 octobre. Mme Tiberi, qui avait refus&eacute; de s'expliquer lors de son interrogatoire de premi&egrave;re comparution, en juillet 2000, devrait &ecirc;tre reconvoqu&eacute;e prochainement. Son &eacute;poux, Jean Tiberi, a &eacute;t&eacute; interrog&eacute; en qualit&eacute; de &quot;t&eacute;moin assist&eacute;&quot; le 5 juin. L'instruction pourrait &ecirc;tre close dans le courant de 2002. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les enqu&ecirc;tes sur le RPF et Charles Pasqua : <br />le pr&eacute;sident du Rassemblement pour la France (RPF), Charles Pasqua, et le d&eacute;put&eacute; europ&eacute;en Jean-Charles Marchiani (RPF), sont mis en examen dans l'affaire Falcone - l'enqu&ecirc;te sur les ventes d'armes vers l'Angola conduite par les juges parisiens Philippe Courroye et Isabelle Pr&eacute;vost-Desprez - depuis le printemps pour &quot;recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence&quot;. M.Pasqua est aussi poursuivi dans l'enqu&ecirc;te sur le financement de sa liste europ&eacute;enne de 1999. L'ancien ministre de l'int&eacute;rieur n'a en revanche toujours pas &eacute;t&eacute; interrog&eacute; dans l'enqu&ecirc;te ouverte le 19 avril sur les comptes du RPF. La demande de lev&eacute;e de son immunit&eacute; parlementaire, formul&eacute;e le 13 juin, n'a &eacute;t&eacute; transmise que le 24 octobre par la France au Parlement europ&eacute;en, o&ugrave; elle toujours &agrave; l'&eacute;tude. M. Pasqua a par ailleurs &eacute;t&eacute; mis en examen pour &quot;recel d'abus de biens sociaux&quot;le 2 juillet dans l'affaire Elf. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Les enqu&ecirc;tes sur G&eacute;rard Longuet et le PR : <br />l'ex-Parti r&eacute;publicain (PR) - rebaptis&eacute; D&eacute;mocratie lib&eacute;rale (DL) - est toujours vis&eacute; par une enqu&ecirc;te relative &agrave; son financement via des entreprises priv&eacute;es, entre 1988 et 1992, dans laquelle plusieurs de ses anciens dirigeants, dont M. Longuet, sont mis en examen. Men&eacute;e depuis 1994 par la juge Mireille Filippini, l'enqu&ecirc;te a sombr&eacute; - pour des raisons inconnues - dans une profonde l&eacute;thargie avant d'&ecirc;tre confi&eacute;e, en 1999, &agrave; Isabelle Pr&eacute;vost-Desprez, apr&egrave;s la promotion de Mme Filippini &agrave; la cour d'appel de Paris. Cette derni&egrave;re a mis en examen M. Longuet pour &quot;recel de contrefa&ccedil;on&quot; le 8 novembre. L'ancien ministre est soup&ccedil;onn&eacute; d'avoir plagi&eacute; les travaux d'une consultante en t&eacute;l&eacute;communications. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Fabrice Lhomme, Le Monde, 14 d&eacute;cembre 2001, p. 9, LE MONDE | 13.12.01 | 12h07 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="left"><a name="Alphen démissionne"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">R&Eacute;V&Eacute;LATIONS.</span> Coup de th&eacute;&acirc;tre, Eric Halphen quitte la magistrature. Apr&egrave;s sept ans pass&eacute;s &agrave; instruire le dossier explosif des HLM de Paris dont il a &eacute;t&eacute; dessaisi fin 2001, il r&eacute;v&egrave;le les coulisses de cette enqu&ecirc;te et les obstacles qui ont &eacute;t&eacute; dress&eacute;s sur son parcours. <br />Le juge Halphen d&eacute;missionne </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo;JE VAIS peut-&ecirc;tre d&eacute;cevoir des gens en arr&ecirc;tant. Mais on ne peut pas y laisser la vie. &raquo; Le juge Halphen a envoy&eacute; en fin de semaine derni&egrave;re une demande de &laquo; mise en disponibilit&eacute; &raquo; &agrave; la chancellerie. Il quitte la magistrature. Celui qui a enqu&ecirc;t&eacute; de 1994 &agrave; 2001 sur les HLM de Paris, les Tiberi, les premiers emplois fictifs du RPR, les fausses factures de M&eacute;ry, perquisitionn&eacute; &agrave; la mairie de Paris, avant de convoquer, en vain, Jacques Chirac, estime que &laquo; ce n'est plus possible &raquo;. &laquo; Suivi, film&eacute;, &eacute;cout&eacute;, traqu&eacute; &raquo; Explication de ce ras-le-bol : &laquo; La justice fonctionne &agrave; deux vitesses. &raquo; &laquo; Rien n'a chang&eacute; pour le voleur de sac &agrave; main&hellip; alors que certains d&eacute;tournent des sommes consid&eacute;rables et ne sont pas jug&eacute;s &raquo;, dit-il. Devant ce constat d'une &laquo; justice impossible &raquo;, Eric Halphen, dessaisi du dossier des HLM au bout de sept ans d'enqu&ecirc;te, pour des motifs qu'il conteste ici pied &agrave; pied, d&eacute;cide donc aujourd'hui de &laquo; d&eacute;fendre son honneur &raquo;. Jusque-l&agrave; muet, il accepte pour la premi&egrave;re fois de s'exprimer, lui qui a toujours refus&eacute; toute interview. Son t&eacute;moignage in&eacute;dit vient apporter un &eacute;clairage cruel sur la fa&ccedil;on dont s'est d&eacute;roul&eacute;e son enqu&ecirc;te, une &laquo; instruction sabot&eacute;e &raquo;, estime-t-il. Le juge Halphen a &eacute;galement la certitude d'avoir &eacute;t&eacute; &laquo; suivi, film&eacute;, &eacute;cout&eacute;, traqu&eacute; &raquo;. &laquo; J'ai souvent eu peur &raquo;, confie-t-il, donnant ainsi la mesure de son isolement. Il se d&eacute;fend aussi d'avoir &eacute;t&eacute; &laquo; t&eacute;l&eacute;guid&eacute; &raquo; &agrave; des fins partisanes. Pour preuve, le juge r&eacute;v&egrave;le avoir respect&eacute; durant la campagne pr&eacute;sidentielle de 1995 une &laquo; tr&ecirc;ve &raquo;, retardant certains actes judiciaires en direction de Jacques Chirac&hellip; Alors que d&egrave;s 1994, il a bien eu l'intuition que l'ancien maire &eacute;tait vis&eacute; par le dossier, et qu'il aurait &laquo; pu le convoquer &agrave; ce moment-l&agrave; &raquo;. Avec le recul, le juge Halphen estime &ecirc;tre &laquo; all&eacute; jusqu'au bout &raquo; mais reconna&icirc;t une certaine forme &laquo; d'impuissance &raquo;. &laquo; J'ai d&eacute;couvert les ombres d'un syst&egrave;me &raquo;, analyse-t-il, persuad&eacute; que toutes les op&eacute;rations de &laquo; saucissonnage &raquo; de son dossier l'ont emp&ecirc;ch&eacute; d'avancer. Un constat terrible. IVRY-SUR-SEINE (VAL-DE-MARNE), HIER. Lass&eacute; d'une justice &laquo; &agrave; deux vitesses &raquo;, &Eacute;ric Halphen a d&eacute;cid&eacute; de quitter la magistrature. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Laurent Valdigui&eacute;, Le Parisien, lundi 14 janvier 2002, p. 2 </span></strong></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><a name="septennat"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Chirac, le septennat de toutes les affaires. Les propos d'Halphen visent au premier chef le Pr&eacute;sident. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Chirac est &agrave; la fois le garant du fonctionnement de la justice et la meilleure preuve que la justice n'est pas &eacute;gale pour tous. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Ceux qu'il vise avec son accablant r&eacute;quisitoire contre la justice fran&ccedil;aise &laquo;&agrave; deux vitesses&raquo;, chef de l'Etat en t&ecirc;te, feraient bien de prendre au s&eacute;rieux Eric Halphen. Car l'homme a d&eacute;j&agrave; d&eacute;fait un candidat &agrave; l'Elys&eacute;e, et pas des moindres. Il y a sept ans, presque jour pour jour, l'ex-magistrat de Cr&eacute;teil &eacute;tait d&eacute;j&agrave; la vedette impromptue d'une campagne pr&eacute;sidentielle. A son corps d&eacute;fendant, il devenait le h&eacute;ros d'une extravagante affaire qui voyait Didier Schuller, un &eacute;lu proche de Charles Pasqua, ministre de l'Int&eacute;rieur, remettre une mallette d'argent au beau-p&egrave;re d'Halphen pour tenter de discr&eacute;diter son enqu&ecirc;te sur les offices HLM de Paris et des Hauts-de-Seine. La manipulation &eacute;chouait, la responsabilit&eacute; de la place Beauvau &eacute;clatait et ainsi d&eacute;butait l'inexorable descente au fond des urnes d'Edouard Balladur. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo;Drame national&raquo;. <br />Sept ans apr&egrave;s donc et &agrave; trois mois d'une nouvelle pr&eacute;sidentielle, Halphen est de retour. Les ann&eacute;es ont pass&eacute;, mais, de son point de vue, les choses ont empir&eacute;. &laquo;Des gens qui d&eacute;tournent des sommes consid&eacute;rables &eacute;chappent &agrave; tout jugement, ou parfois, quand ils sont jug&eacute;s, &eacute;copent de peines insignifiantes. Pendant ce temps, le voleur de sac &agrave; main du m&eacute;tro, pour lui rien n'a chang&eacute;, il prend toujours ses six mois fermes&raquo;, d&eacute;plore le juge qui, de guerre lasse, quitte le m&eacute;tier. Ce n'est pas la premi&egrave;re fois qu'un magistrat arrive &agrave; ce terrible constat, &laquo;drame national&raquo;, comme dit Waechter, pour un pays qui a nourri l'id&eacute;al des Lumi&egrave;res. Mais jamais tout un septennat n'est venu &agrave; ce point l'accr&eacute;diter. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Un septennat qui a vu les affaires les plus &laquo;abracadabrantesques&raquo; &eacute;clater, r&eacute;v&eacute;lant des pratiques incroyables, des d&eacute;tournements d'argent &agrave; des hauteurs incommensurables, mettant en cause quelques-unes des plus hautes autorit&eacute;s de l'Etat: des ministres, un pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, un pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Affaire Elf, Angolagate, Mnef, HLM de la ville de Paris... la liste est &eacute;tourdissante. Et au final? On retient aujourd'hui le nom de Dominique Strauss-Kahn, qui s'est soumis &agrave; la justice et en est sorti blanchi, celui d'un condamn&eacute;, Roland Dumas, celui de Charles Pasqua, hier premi&egrave;re autorit&eacute; polici&egrave;re du pays, aujourd'hui quatre fois mis en examen; et celui de Jacques Chirac qui, fort d'une immunit&eacute; contest&eacute;e, s'est dispens&eacute; de r&eacute;pondre aux questions des juges qui souhaitaient l'entendre comme t&eacute;moin dans les affaires o&ugrave; son nom est cit&eacute;. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo;R&eacute;publique des juges&raquo;. <br />Les propos d'Eric Halphen le visent au premier titre, ce qui n'a pas &eacute;chapp&eacute;, hier, &agrave; son d&eacute;fenseur, Patrick Devedjian. C'est que le pr&eacute;sident est &agrave; la fois le garant institutionnel du bon fonctionnement de la justice et celui par qui est administr&eacute; la preuve que, si la justice est &eacute;gale pour tous, il y en a qui, devant elle, sont plus &eacute;gaux que d'autres. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Un incroyable paradoxe qui fait de Chirac l'incarnation caricaturale de cette justice des puissants et des faibles qui nourrit l'incivisme jusque dans les cit&eacute;s, &agrave; l'heure o&ugrave; la droite croit bon d'entretenir le d&eacute;bat sur l'ins&eacute;curit&eacute; et la r&eacute;cidive des d&eacute;linquants mineurs. &laquo;Je crois qu'il nous appartient tous de faire en sorte qu'il n'y ait pas d'entrave injustifi&eacute;e &agrave; la d&eacute;monstration d'une infraction&raquo;, a remarqu&eacute;, hier, le premier pr&eacute;sident de la Cour de cassation, Guy Canivet. Avant de plaider pour une &laquo;&eacute;galit&eacute; effective et r&eacute;elle&raquo; des citoyens devant la justice. Sage plaidoyer: quand le premier des citoyens montre que l'&eacute;galit&eacute; n'est pas effective, la d&eacute;mocratie risque d'y perdre sa sant&eacute; dans les cit&eacute;s et ailleurs. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Il y a encore quelques mois, il &eacute;tait de bon ton de craindre une &laquo;r&eacute;publique des juges&raquo; qui vienne confisquer aux citoyens leur pouvoir &eacute;lectoral. C'&eacute;tait une inqui&eacute;tude de politiques, habitu&eacute;s, depuis l'absolutisme, monarchique, &agrave; leur impunit&eacute;. Cette crainte n'a plus lieu d'&ecirc;tre, qui voit d&eacute;sormais les magistrats trop ind&eacute;pendants oblig&eacute;s de plier. Les politiques, en d&eacute;pit de leur discr&eacute;dit, ont repris la main parce qu'en France tout ram&egrave;ne toujours &agrave; eux: il n'est pas de carri&egrave;re dans la magistrature ou ailleurs sans r&eacute;v&eacute;rence &agrave; leur endroit. Loin d'avoir coup&eacute; le cordon entre le pouvoir et la justice, le septennat chiraquien risque, en fait, de rester comme celui qui aura mis fin aux vell&eacute;it&eacute;s d'ind&eacute;pendance des magistrats. Les citoyens s'en accommoderont-ils? S'ils r&eacute;&eacute;lisent Jacques Chirac, sans aucun doute. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Par Jean-Michel THENARD, Lib&eacute;ration, Le mardi 15 janvier 2002, p. 5 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="center"><a name="polémique"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">Pol&eacute;mique sur les d&eacute;penses priv&eacute;es de Jacques Chirac </span></strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>UN RAPPORT de l'inspection g&eacute;n&eacute;rale de la Ville de Paris, d&eacute;voil&eacute; par &laquo; le Canard encha&icirc;n&eacute; &raquo;, pointe des &laquo; d&eacute;penses d'alimentation ou de tabac &raquo; consid&eacute;rables et r&eacute;gl&eacute;es souvent en esp&egrave;ces pour le couple Jacques et Bernadette Chirac &agrave; la mairie de Paris entre 1987 et 1995. <br />Ce document fait &eacute;tat d'un total de 2,21 M&euro; (14,5 MF) affect&eacute;s &agrave; ces d&eacute;penses, dont 1,45 M&euro; (9,5 MF) aurait &eacute;t&eacute; r&eacute;gl&eacute; en liquide. <br />Roger Romani, ancien questeur du Conseil de Paris, a d&eacute;menti mardi soir (2 avril 2002)les affirmations contenues dans le rapport de l'inspection g&eacute;n&eacute;rale de la Ville de Paris en assurant que les proc&eacute;dures de la questure ont &eacute;t&eacute; &laquo; strictement respect&eacute;es &raquo;. <br />Quant &agrave; Jacques Chirac, il a affirm&eacute; hier sur France 3 que les d&eacute;penses de la questure de la Ville de Paris sont &laquo; r&eacute;glement&eacute;es, v&eacute;rifi&eacute;es &raquo;, et qu'il appartient &agrave; la Ville de porter plainte s'il y a eu &laquo; des cas de malversation ou des dysfonctionnements &raquo;. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Le Parisien, mercredi 03 avril 2002, p. 20 </span></strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br /></p>
<p align="justify"><a name="La chef défere"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>La chef du cabinet de M. Chirac a refus&eacute; de d&eacute;f&eacute;rer &agrave; une convocation de la police judiciaire </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Invoquant ses fonctions &agrave; l'Elys&eacute;e, Annie Lh&eacute;ritier a demand&eacute; au juge des &quot;garanties de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;&quot; et le report de son audition apr&egrave;s l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>L'&eacute;pisode s'est jou&eacute; dans l'ombre, bien avant les premiers affrontements de la campagne pr&eacute;sidentielle. A la fin du mois de janvier, l'Elys&eacute;e s'est mobilis&eacute; afin d'&eacute;viter &agrave; l'une des principales collaboratrices de Jacques Chirac les d&eacute;sagr&eacute;ments d'un interrogatoire policier. Chef du cabinet du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Annie Lh&eacute;ritier avait &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;e au mois de septembre 2001, puis &agrave; nouveau pour le 22 janvier 2002, par la Division nationale des investigations financi&egrave;res (DNIF), charg&eacute;e par la juge Colette Bismuth-Sauron de l'enqu&ecirc;te sur les &quot;charg&eacute;s de mission&quot; du cabinet du maire de Paris entre 1983 et 1998. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Pr&eacute;sent&eacute;e comme l'animatrice de la &quot;cellule corr&eacute;zienne&quot; de M. Chirac lorsque celui-ci &eacute;tait maire de Paris (1977-1995), elle devait &ecirc;tre interrog&eacute;e sur les modalit&eacute;s du d&eacute;tachement, dans la circonscription l&eacute;gislative du futur pr&eacute;sident, &agrave; Ussel (Corr&egrave;ze), d'agents municipaux de la capitale r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s sur les fonds publics parisiens. Mais elle n'a jamais d&eacute;f&eacute;r&eacute; &agrave; ses convocations. Le 17 janvier, le directeur du cabinet pr&eacute;sidentiel, le pr&eacute;fet Bertrand Landrieu, en a personnellement inform&eacute;, par t&eacute;l&eacute;phone, le directeur central de la police judiciaire, Patrick Riou. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Un proc&egrave;s-verbal &eacute;tabli le jour m&ecirc;me atteste la teneur de l'entretien : il y est indiqu&eacute; que Mme Lh&eacute;ritier - curieusement qualifi&eacute;e de &quot;secr&eacute;taire particuli&egrave;re&quot; du chef de l'Etat - &quot;ne se rendra pas &agrave; sa convocation&quot;, mais qu'elle &quot;&eacute;crira directement&quot; &agrave; la juge d'instruction. Le m&ecirc;me 17 janvier, la collaboratrice de M. Chirac adressait, de fait, &agrave; Mme Bismuth-Sauron une lettre dans laquelle elle lui indiquait se tenir &quot;&agrave; la disposition de la justice pour l'assister dans son travail&quot; tout en demandant &agrave; n'&ecirc;tre entendue, le cas &eacute;ch&eacute;ant, que par la juge et non par la police, et en tout &eacute;tat de cause &quot;apr&egrave;s le 6 mai 2002&quot;, c'est-&agrave;-dire apr&egrave;s le second tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Assurant avoir &eacute;t&eacute; &quot;&eacute;prouv&eacute;e&quot; par &quot;la publicit&eacute; donn&eacute;e &agrave; une audition ant&eacute;rieure&quot; - son interrogatoire, en qualit&eacute; de t&eacute;moin, le 10 juillet 2001, dans l'enqu&ecirc;te sur les voyages de M. Chirac r&eacute;gl&eacute;s en argent liquide (Le Monde du 12 juillet 2001) -, Mme Lh&eacute;ritier justifiait sa requ&ecirc;te en ces termes : &quot;Dans les circonstances actuelles, li&eacute;es &agrave; l'approche d'&eacute;lections nationales, il est essentiel pour moi de pouvoir b&eacute;n&eacute;ficier des garanties de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; offertes &agrave; tout citoyen apportant son concours &agrave; la justice, notamment par la protection du secret de l'instruction. Or les fonctions que j'exerce &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique avivent n&eacute;cessairement l'int&eacute;r&ecirc;t m&eacute;diatique.&quot; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Quatre mois auparavant, la chef du cabinet de M. Chirac avait &eacute;lud&eacute; les questions polici&egrave;res dans un pr&eacute;c&eacute;dent courrier, dat&eacute; du 12 septembre 2001, dans lequel elle s'&eacute;tendait sur ses propres relations contractuelles avec la Ville de Paris et le minist&egrave;re de l'int&eacute;rieur - elle appartient au corps pr&eacute;fectoral -, mais restait muette sur les d&eacute;tachements de personnels vis&eacute;s par l'enqu&ecirc;te. Si bien qu'&agrave; ce jour le t&eacute;moignage de Mme Lh&eacute;ritier fait toujours d&eacute;faut au dossier judiciaire. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le nom de la collaboratrice du chef de l'Etat avait pourtant &eacute;t&eacute; cit&eacute;, d&egrave;s le 23 janvier 2001, par l'un des agents municipaux concern&eacute;s, Jean-Marie Roche, recrut&eacute; comme &quot;charg&eacute; de mission&quot; aupr&egrave;s du maire de Paris en 1990 pour &ecirc;tre aussit&ocirc;t &quot;affect&eacute; &agrave; la permanence du d&eacute;put&eacute; Jacques Chirac&quot;. &quot;J'ai &eacute;t&eacute; approch&eacute; par Mme Lh&eacute;ritier&quot;, indiquait-il pour expliquer son recrutement. Le contrat dont il b&eacute;n&eacute;ficiait ayant &eacute;t&eacute; interrompu en 1995, apr&egrave;s l'accession de M. Chirac &agrave; l'Elys&eacute;e, les policiers ont estim&eacute;, dans un rapport r&eacute;cemment rendu au juge, le pr&eacute;judice caus&eacute; &agrave; la Ville de Paris par ce d&eacute;tachement officieux &agrave; 1,6 million de francs (244 000 euros). </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le document recensait &eacute;galement les salaires et charges vers&eacute;s &agrave; trois autres de ces &quot;charg&eacute;s de mission&quot; particuliers : l'un &eacute;tait affect&eacute;, lui aussi en Corr&egrave;ze, aupr&egrave;s de l'ancien secr&eacute;taire d'Etat Raymond-Max Aubert, proche de M. Chirac ; un autre aupr&egrave;s du s&eacute;nateur (RPR) Lucien Lanier ; le dernier aupr&egrave;s du dirigeant de Force ouvri&egrave;re (FO), Marc Blondel. Le montant total des sommes vers&eacute;es avoisine 2 millions de francs (300 000 euros). </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Dans un autre rapport, adress&eacute; &agrave; la magistrate le 8 f&eacute;vrier, les policiers d&eacute;taillaient les cas de 8 salari&eacute;s de la mairie de Paris qui furent &quot;mis &agrave; disposition de structures associatives&quot;, dont certaines proches du RPR. Concluant l'examen de ces cas, les enqu&ecirc;teurs ont estim&eacute; le &quot;pr&eacute;judice global support&eacute; par la Ville de Paris&quot; &agrave; 5,7 millions de francs (869 000 euros). Les investigations relatives aux associations concern&eacute;es ont vis&eacute;, entre autres, le Club 89 ainsi qu'un groupe de r&eacute;flexion cr&eacute;&eacute; en 1984 autour de Robert Pandraud et Michel Aurillac, anciens ministres (RPR), et baptis&eacute; S&eacute;curit&eacute; et paix publique, aupr&egrave;s duquel un contractuel avait &eacute;t&eacute; d&eacute;tach&eacute; durant trois ans. Le pr&eacute;sident de l'association &eacute;tant d&eacute;c&eacute;d&eacute;, les policiers ont interrog&eacute;, le 12 f&eacute;vrier, son vice-pr&eacute;sident, le magistrat Jean-Claude Antonetti. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Conseiller technique &agrave; l'Elys&eacute;e pour les questions de justice, ce dernier a r&eacute;pondu &agrave; la convocation sans invoquer aucun argument li&eacute; au calendrier &eacute;lectoral. Il a assur&eacute; qu'il &quot;ignorait totalement&quot; que le collaborateur concern&eacute; &eacute;tait r&eacute;mun&eacute;r&eacute; par la mairie de Paris, estimant que &quot;cette mise &agrave; disposition [avait] d&ucirc; s'effectuer de mani&egrave;re orale&quot;. Interrog&eacute;, en sa qualit&eacute; de magistrat, sur l'&eacute;ventuel &quot;d&eacute;tournement de fonds publics&quot; qu'un tel d&eacute;tachement informel pourrait constituer, M. Antonetti a r&eacute;pondu : &quot;Vous me demandez une appr&eacute;ciation personnelle sur une situation que j'ignorais. J'estime que ce d&eacute;tachement [...] doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme s'inscrivant dans un cadre plus large, qui est le soutien des collectivit&eacute;s locales ou de l'Etat au secteur associatif.&quot; <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Herv&eacute; Gattegno et Fabrice Lhomme, Le Monde, 10 avril 2002, p. 10 </span></strong></font></p>
<p align="center"><br /><br /></p>
<p align="center"><a name="imprimerie de fortune"></a><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong><span style="BACKGROUND: #ff0000">Paris : l'imprimerie de fortune de chirac </span></strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le syst&egrave;me est assez simple : un groupe d'imprimeurs obtient tous les march&eacute;s de la Ville de Paris et accepte en contrepartie de sur facturer les travaux. Et les marges sont redistribu&eacute;es. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Il aurait couvert 100 millions de francs de fausses factures de la Sempap. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Parmi les dossiers judiciaires concernant le chef de l'&eacute;tat, celui de la Sempap est un de ceux que le RPR aimerait voir dispara&icirc;tre. Longtemps obscure, cette enqu&ecirc;te vient d'&ecirc;tre &eacute;clair&eacute;e par plusieurs t&eacute;moignages, mettant au jour un &eacute;norme d&eacute;tournement de fonds publics directement couvert par de hauts responsables de la Mairie de Paris, dont le premier d'entre eux, Jacques Chirac. Quelques semaines avant le premier tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, trois personnes ont, dans la confidentialit&eacute; des bureaux de la Brigade financi&egrave;re et des juges Armand Riberolles et Marc Brisset-Foucault, &eacute;voqu&eacute; des retraits et des versements d'argent liquide au cabinet de l'ancien maire de Paris, Jacques Chirac, &agrave; la fin des ann&eacute;es 90. Enqu&ecirc;tant sur les malversations au sein de la Sempap, l'ancienne imprimerie de la Ville de Paris, policiers et juges ont recueilli les confidences de plusieurs proches de Jacques Brats, ex-patron de la soci&eacute;t&eacute; d'&eacute;conomie mixte et fondateur d'un syst&egrave;me de d&eacute;tournement de fonds publics qui aurait atteint pr&egrave;s de 100 millions de francs entre 1986 et 1996. S'il n'&eacute;tait d&eacute;c&eacute;d&eacute; en septembre 2001, Jacques Brats aurait sans doute pu &ecirc;tre affubl&eacute; du surnom de &laquo;mini-M&eacute;ry&raquo; tant ses d&eacute;clarations suppos&eacute;es s'apparentent &agrave; celles livr&eacute;es dans le testament film&eacute; de Jean-Claude M&eacute;ry, l'ancienne cheville ouvri&egrave;re du financement occulte du RPR. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo;Soldat du maire&raquo;. <br />Si Jacques Brats, un ancien parachutiste devenu homme d'affaires, a eu une influence plus modeste dans les coulisses du parti gaulliste, il avait nou&eacute; quelques solides amiti&eacute;s, dont celles avec Daniel Naftalski et Michel Roussin, deux des directeurs de cabinet de Jacques Chirac. &laquo;Brats se vantait &agrave; tout bout de champ d'&ecirc;tre le soldat du maire et d'&ecirc;tre aux ordres du Grand&raquo;, a t&eacute;moign&eacute; un fonctionnaire de la mairie. Les d&eacute;clarations de cet homme, plut&ocirc;t grande gueule et amateur de whisky Ballantines, m&eacute;ritent donc la circonspection. Cette prudence est pourtant perturb&eacute;e par la triple confirmation apport&eacute;e par des proches de Brats. Ainsi Pierre Milet, un des dirigeants du groupe de cosm&eacute;tiques Clarins, a racont&eacute; qu'&agrave; l'occasion d'une campagne &eacute;lectorale Brats avait d&ucirc; r&eacute;gler quelques fournisseurs en liquide : &laquo;Il [Brats] &eacute;tait all&eacute; dans le bureau de Roussin ou peut-&ecirc;tre dans un autre bureau avec Roussin. Ce dernier a ouvert une armoire forte pleine de billets, lui disant de prendre ce dont il avait besoin.&raquo; La veuve de Jacques Brats s'est pour sa part souvenue de la confidence faite par son ancien &eacute;poux, qui aurait apport&eacute; une valise d'argent liquide &agrave; Michel Roussin. &laquo;Il m'a indiqu&eacute; que c'&eacute;tait normal et ne m'a pas pr&eacute;sent&eacute; ce transport comme &eacute;tant illicite&raquo;, a-t-elle ajout&eacute;. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Pascal Verbeek, un homme d'affaires qui g&eacute;rait depuis la Polyn&eacute;sie le recyclage des fonds d&eacute;tourn&eacute;s au sein de la Sempap, avait consign&eacute; d&egrave;s 1994, comme l'a soulign&eacute; le Canard encha&icirc;n&eacute; du 17 avril, ses souvenirs dans un document &eacute;crit : &laquo;Brats m'a &eacute;voqu&eacute; &agrave; plusieurs reprises des transports de fonds occultes importants (5 millions de francs dans une mallette) pour le compte du RPR et au cours de diff&eacute;rentes campagnes &eacute;lectorales.&raquo; Aucun de ces t&eacute;moins n'a pu, en revanche, pr&eacute;ciser l'origine ou la destination des fonds. La t&acirc;che des juges s'annonce rude, surtout dix ans apr&egrave;s. Contact&eacute; hier par Lib&eacute;ration, Me Pierre Ha&iuml;k, l'avocat de Michel Roussin, n'a pas souhait&eacute; r&eacute;agir. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>&laquo;C'est bidon !&raquo; <br />Les t&eacute;moignages de plusieurs personnes mises en examen laissent tout de m&ecirc;me entrevoir l'origine de ces fonds. Pendant dix ans, le syst&egrave;me de fausse facturation de la Sempap a repr&eacute;sent&eacute; une gigantesque pompe &agrave; fric, fonctionnant sous l'oeil complaisant des plus hauts responsables de la Mairie de Paris. Jacques Chirac a lui-m&ecirc;me diligent&eacute;, les 18 d&eacute;cembre 1988, 27 mars 1992 et 18 janvier 1995, trois missions de contr&ocirc;le &agrave; l'Inspection g&eacute;n&eacute;rale. Ces rapports, remis au maire par Daniel Naftalski et Michel Roussin, sont rest&eacute;s lettre morte, en d&eacute;pit des conclusions alarmistes des inspecteurs, qui &eacute;crivent au terme de leur deuxi&egrave;me mission : &laquo;C'est tout le syst&egrave;me actuel de la Sempap qui doit &ecirc;tre cass&eacute;.&raquo; &laquo;C'est bidon !&raquo;, s'exclamait d'ailleurs Brats pour qualifier ces travaux. </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Cette inaction s'explique peut-&ecirc;tre par l'adoubement politique du syst&egrave;me. Avant la Sempap, l'imprimerie municipale &eacute;tait un bastion du Livre CGT. En 1986, Jacques Brats re&ccedil;oit du cabinet du maire l'ordre de privatiser le march&eacute; de l'impression. Il r&eacute;dige un rapport valid&eacute; par Jacques Chirac en personne. &laquo;Il faut casser du cosaque&raquo;, affirme Brats. Un des fondateurs du syst&egrave;me r&eacute;sume plus finement l'intention : &laquo;Pour les responsables de la mairie, il s'agissait avant tout de se d&eacute;barrasser du Syndicat du livre pour traiter avec des imprimeurs amis qui ne seraient pas trop regardants sur les conditions dans lesquelles les travaux de communication politique seraient command&eacute;s et financ&eacute;s.&raquo; </strong></font></p>
<p align="justify"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Le syst&egrave;me mis en place est assez simple : un groupe d'imprimeurs obtient tous les march&eacute;s de la Ville de Paris, en violation des r&egrave;gles d'appel d'offres, et accepte en contrepartie de surfacturer les travaux. Plusieurs soci&eacute;t&eacute;s tenues par Brats et ses proches collectent les marges, redistribu&eacute;es aux dirigeants de ces soci&eacute;t&eacute;s et peut-&ecirc;tre &agrave; des fins politiques. Ces faux facturiers &eacute;taient particuli&egrave;rement gourmands, puisque les marges oscillaient entre 25 et 40 % du march&eacute;. Brats a aussi expliqu&eacute; &agrave; Pascal Verbeek que les imprimeurs exprimaient leur reconnaissance en ne facturant pas les travaux d'impression pendant les campagnes &eacute;lectorales, ce qui a d&ucirc; repr&eacute;senter de substantielles &eacute;conomies pour le RPR. </strong></font></p>
<p align="left"><font style="FONT-SIZE: 11pt" size="2"><strong>Impunit&eacute;. <br />Au-del&agrave; m&ecirc;me du d&eacute;tournement, l'impunit&eacute; dont a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; Brats est saisissante. &laquo;Jacques Brats a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d'une large tol&eacute;rance du cabinet du maire qui ne pouvait pas ignorer le d&eacute;tournement et son importance&raquo;, a expliqu&eacute; Pierre Milet. Pour Georges No&euml;l, un autre homme d'affaires mis en examen, &laquo;Jacques Chirac &eacute;tait n&eacute;cessairement au courant car c'est lui qui donnait les ordres. En tout cas, Brats disait que c'est Chirac qui le voulait&raquo;. La disparition de Brats, tout comme celle de Jean-Claude M&eacute;ry, devrait &ocirc;ter une nouvelle &eacute;pine du pied de Jacques Chirac. Miracul&eacute; des urnes, le chef de l'Etat est aussi en train de se construire un destin judiciaire hors normes. <br /><span style="BACKGROUND: #ff0000">Lib&eacute;ration, Par Fabrice TASSEL, jeudi 09 mai 2002, p. 12 </span></strong></font></p>
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<p align="right"><font style="FONT-SIZE: 15pt" size="4"><u><span style="BACKGROUND: #ff0000">A suivre ....</span></u></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><br /><br /></p>]]></content:encoded>
	   
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    <dc:date>2007-01-07T22:53:28+02:00</dc:date>
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    <title><![CDATA[réforme de nos institutions ( 2 sur 4 )]]></title>
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				 <content:encoded><![CDATA[&nbsp;
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<p align="center"><font color="#000000"><font style="FONT-SIZE: 15pt" size="4"><u><strong><span style="BACKGROUND: #00ffff">Deuxi&egrave;me parties : r&eacute;forme de nos institutions .......</span></strong></u></