Propositions :
n° 8 et n° 9
En effet, je suis de ceux qui pensent qu'il est grand temps de s'attaquer à la précarité dans notre pays.
Pour lutter contre cette précarité qui touche de plus en plus de personnes,
je souhaite organiser des négociations au niveau national sur les salaires.
Avec la participation de tous les représentants syndicaux, associations, représentants patronaux et gouvernementaux.
Cette négociation devra parvenir à un consensus sur une augmentation globale des salaires les plus bas.
Les revenus concernés sont les revenus de moins de 1 300 ? net.
Dans le même esprit, je veux mettre en place un salaire familial.
Cette mesure m'apparaît indispensable aujourd'hui.
Ce salaire familial serait la base d'une politique de la famille ambitieuse.
Il serait octroyé uniquement sur demande, avec des contreparties.
(1) Le montant de ce salaire serait environ le Smic.
Ce salaire contribuerait notamment à la constitution d'un pécule destiné aux enfants à leur majorité.
Un prélèvement de 15 ? par enfant constituerait ce pécule.
Ces prélèvements rapporteraient bien évidemment des intérêts.
Une participation de plus ou moins 10 % sera également prélevée sur ce salaire pour le financement de celui-ci.
Ce salaire remplacerait les traditionnelles prestations familiales actuellement en vigueur, pour ceux qui en feraient le choix.
(2) Comme tout salaire, il serait soumis à tous les prélèvements en vigueur.
(3) Ce salaire serait destiné aux parents d'au moins un enfant mineur mais également à toute personne désirant prendre en charge son père, sa mère âgée, malade ou handicapée.
(4) Ce salaire serait attribué sur demande uniquement aux personnes remplissant les conditions d'attribution.
(5) Les ouvrants droit à ce salaire devront être domiciliés sous le toit du bénéficiaire
du salaire.
( 6 ) Le montant prélevé sur le salaire, qui constitue le pécule destiné à l'enfant atteignant sa majorité qui serait de 15 ?, pourra si les parents le souhaitent, doubler, tripler, et plus, ceci entraînant des déductions d'impôts pour la famille.
(7) Le bénéficiaire du salaire familial pourra être la mère, puis ensuite le père, et de nouveau la mère.
(8) Dans le cas d'un divorce, d'une séparation, ou du décès du bénéficiaire, l'autre parent pourra percevoir ce salaire uniquement s'il le désire.
(9) Ce salaire pourra être étendu à toute personne qui en fera la demande, s'occupant d'un membre de sa famille lourdement dépendant (personnes âgées, malades, ou handicapées) que l'on souhaiterait garder à son domicile.
(10) Ce salaire pourrait continuer à être perçu après la majorité du dernier enfant à deux conditions :
(a) Que le jeune soit toujours domicilié chez le bénéficiaire du salaire familial.
(b) Qu'il ne travaille pas et qu'il poursuive des études.
Le pécule repartirait alors de zéro pour être débloqué à la fin de celles-ci.
Les bénéficiaires de ce salaire auront des obligations.
( 11 ) Le bénéficiaire devra répondre par exemple de l'absentéisme répété et non justifié des enfants en milieu scolaire ainsi que de toutes les exactions commises en milieu scolaire ou extrascolaire.
( 12 ) L'obligation serait faite au bénéficiaire du salaire familial de répondre à toute convocation et à tout contrôle jugé utile concernant soit le ou les enfants mais également le bénéficiaire lui-même.
( 13 ) Périodiquement, les bénéficiaires du salaire familial seraient tenus d'assister aux réunions d'informations qui seront organisées partout en France.
Une convocation leur serait adressée à leur domicile.
Ces réunions auront pour objet principal d'informer sur les droits et les devoirs
des parents et des enfants.
(a) Information des droits et devoirs des parents et des enfants.
(b) Information sur les lois existantes concernant la famille.
(c) Information sur les recours face à de grandes difficultés ou conflits avec les enfants : refus de l'autorité, fugue, drogue, alcoolisme etc.
(d) En général, toute question ayant rapport à la famille, le décès, le divorce, la maladie. En général, toute
(e) Information sur les peines prévues pour les parents ne remplissant pas ou mal leur rôle et leurs responsabilités parentales.
Dans le cas de refus renouvelé d'assister à ces réunions, des amendes pourront être appliquées.
Dans le cas de refus systématique et sans motif réel et sérieux de répondre aux convocations, une mise sous tutelle pourra être envisagée.
Tout les ans un certificat de scolarité devra être produit.
A cette occasion, un bilan pourra être fait avec tous les acteurs du milieu scolaire et extrascolaire, gravitant autour de l'enfant, éducateurs, professeurs, assistantes sociales et bien entendu les parents.
Des objectifs pourront être fixés dans tous les domaines, ainsi un suivi très attentif s'exercera année après année et cela, dès la première année de scolarisation.
Pour le bénéficiaire du salaire familial, il conviendra de mettre à sa disposition toutes sortes d'atelier pour lui-même s'il le désire, par exemple apprendre à lire à écrire ou compter. Ceci devra être rendu possible.
Ce salaire familial présenterait bien des avantages.
(1) La possibilité d'élever soi-même ses enfants.
(2) Cette mesure pourrait contribuer à une baisse du chômage.
(3) Cette mesure nous permettrait de détecter des familles en difficultés, notamment dans le domaine de l'éducation.
(4) Pour les parents qui le souhaiteraient, ils pourront bénéficier de réductions d'impôts.
(5) Une diminution du stress pour les parents. Plus besoin de courir à la crèche ou chez la nourrice.
(6) La possibilité d'avoir un interlocuteur à qui parler des problèmes rencontrés avec ses enfants (drogue, fugue, refus de l'autorité parentale, scolaire ou extrascolaire ainsi que tout autre problème).
(7) Cette mesure offrirait aux personnes qui le désirent la possibilité de garder à domicile leur mère, père, ou une personne handicapée ou malade.
J'aimerai ajouter ceci :
Pour un jeune qui veut prétendre au R.M.I., l'une des conditions est d'avoir 25 ans.
Il convient d'arrêter l'hypocrisie. A 18 ans sans aucune expérience = pas de travail, pas de droit au chômage, de plus l'une des conditions pour prétendre au R.M.I est d'avoir 25 ans.
Et bien moi je propose, pour aider tous les jeunes, entre 18 et 30 ans d'entrer dans la vie active en bénéficiant de ce salaire, s'ils le souhaitent.
Pour cela, deux conditions seront exigées.
(1) Qu'il ait son propre appartement.
(2) Qu'il poursuive ses études, ou qu'il les reprenne, ou encore qu'il suive une formation professionnelle, soit en centre de formation, soit en stage en entreprise.
Les jeunes répondant à ces deux conditions pourront, s'ils le désirent bénéficier de ce salaire familial.
Cela jusqu'à la fin de ses études, ou de sa formation, ou de son stage.
S'il s'agit de formation, les jeunes pourront cumuler deux, voire trois ou plus formations à la suite jusqu'à leurs trente ans.
Pour le jeune qui termine ses études à 25 ans par exemple, il pourra faire une formation professionnelle dans le domaine de son choix.
En résumé, tous les jeunes entre 18 et 30 ans, bénéficieront du salaire familial s'il le désirent, pour étudier, ou se former.
Dans les conditions indiquées auparavant (à savoir un logement, la reprise ou la
continuité de ses études ou l'orientation en centre de formation professionnel ou en entreprise).
Ces jeunes bénéficieront de cette manière d'un véritable revenu qui pourrait s'appeler salaire d'autonomie jeunes.
Les avantages de celui-ci seraient multiples :
(1) Il s'agirait pour ce jeune, d'un véritable salaire.
(2) Celui-ci serait plus avantageux que le R.M.I. (montant R.M.I. pour une personne seule = 433 ?)
(3) Le jeune a loisir de financer ses études comme il le souhaite.
(4) Le jeune apprend à gérer un budget.
(5) Il cotise pour sa retraite.
(6) Il participera pleinement à la vie économique de notre pays.
(7) Il permettra également des économies notamment du R.M.I
(8) Possibilité d'enchaîner plusieurs formations à la suite.
(9) Possibilité d'acquérir une véritable expérience professionnelle.
Ces jeunes découvriront ce qu'est l'indépendance financière et professionnelle. Indépendance ô combien importante pour un jeune.
Vous avez maintenant une idée de ce que serait ce salaire familial si je suis élu.
La mise en place de ce salaire familial devra être soumis aux Français par voie référendaire dès que le gouvernement en aura défini toutes les conditions, notamment de financement, de son montant et des conditions d'attribution.
